Le guide du weekend parfait : comment bien faire son sac ?

Être efficace quand on fait son son sac pour un weekend entre potes, pour un ultra-trail, pour participer à un marathon ou juste pour ne pas trop prendre d’affaires, c’est toute une technique. On a étudié la question et pensé aux moindres détails.

Le weekend marathon

Parce que le style est important, ne serait-ce que pour la photo finish : la tenue

Ne pas lésiner sur une jolie tenue, c’est l’assurance d’être encore un peu plus fier sur les photos que vous montrerez à vos potes.

La bonne paire de basket : votre meilleur compagnon de route

Le conseil : ne pas porter une paire neuve pour un marathon, vous risqueriez de vous blesser : ampoules, douleurs aux articulations.

L’astuce indispensable en cas de grosse chaleur : le sparadrap

Certains coureurs ont tendance à oublier une partie très sensible dans ce genre de situations : les tétons. Le sparadrap le pansement des Heroes !

Pour ne pas cramer : la crème solaire

Bien dormir après une course, c’est la récompense ultime de son effort. Difficile d’en profiter en revanche quand on est rouge écarlate. Ne faites plus cette erreur de débutant.

Bien s’hydrater, c’est la clé : la ceinture d’hydratation

Pas besoin d’une explication scientifique. En revanche pour éviter de courir avec un gobelet autour du cou, on vous conseille la ceinture d’hydratation : certaines proposent même des compartiments pour les gels.

Parce qu’il n’y pas que la course dans la vie : le guide touristique

Participer à un marathon dans une ville que vous ne connaissez pas, c’est aussi l’occasion de faire un peu de tourisme. L’astuce : repérer les coins pendant le parcours et les voir par la suite. Au calme.

Où mettre tout ça : le sac Transporter 65

Sac de type duffel, polyvalent et résistant, parfait pour mettre tous ses équipements dedans.

Le weekend entre potes

Ne prenez que le nécessaire. En général, on utilise 50% de ce qu’on prend

Technique #1 : chaussettes et slips roulés pour gagner de la place

La jolie tenue, celle pour la soirée un peu habillée que vous prévoyez de faire

Technique #2 : À mettre de préférence au-dessus de tout dans la valise pour éviter de la froisser.

Pour éviter une séance de repassage : le sac plastique

Technique #3 : à disposer entre les affaires en coton et les affaires qui se froissent.

Parce que c’est un weekend entre potes : le paracétamol

Indispensable.

Pour jouer : le jeu de cartes

Parce qu’il arrivera bien un moment où vous n’aurez plus rien à raconter.

Pour ne pas oublier votre condition physique : les baskets

Et parce que ça fait aussi du bien après une soirée.

Où mettre tout ça : le sac Farpoint 40

Le sac à dos qui ressemble le plus à une valise. Mais sans les roues qui bloquent au moindre obstacle.

Le weekend ultra-trail

Pour devenir nyctalope : la lampe frontale

Le conseil : toujours en avoir deux, avec deux batteries de rechange. Sinon, vous allez courir dans le noir et ça n’est pas très agréable.

Pour vous réchauforter (réchauffer et réconforter) : la couverture de survie

Et aussi parce que c’est souvent obligatoire.

Pour se réparer : le strap

En cas de mini-blessure, mieux vaut assurer avec un mini-kit de survie.

Pour éviter la fringale : les gels et barres énergétiques

On vous conseille de prendre au moins 800kcal de réserve alimentaire. Et un petit carré de chocolat pour le réconfort.

Pour la planète : le gobelet personnel pour les ravito

La version trail de l’écocup de festival. Utile pour vous et pour la nature.

Pas pour Instagram, encore moins pour jouer à Candy Crush, juste au cas où : le portable.

Dans un petit sac imperméable pour le protéger.

Où mettre tout ça : le sac Duro 15

Respirabilité avec son filet, confort avec son harnais, réservoir, fixation pour bâtons. C’est le sac hyper complet pour les courses longues distances.

Le weekend bivouac

L’indispensable pour le saucisson, la branche d’arbre ou le combat contre un ours : le couteau multifonction

Partir sans couteau pour bivouaquer, c’est comme partir sans palmes pour plonger. Vous n’irez pas très loin.

Parce que vous en aurez besoin, même si vous vous vantez d’avoir un bon sens de l’orientation : la boussole

Partir sans boussole pour une randonnée, c’est comme partir sans couteau et sans palmes.Vous irez encore moins loin.

Parce que vous avez beau avoir vu les 15 dernières saisons de Koh-Lanta, c’est quand même mieux d’en avoir un : le briquet

Impressionner ses potes en allumant un feu, c’est classe. Mettre 30 minutes pour y arriver, c’est long.

Parce qu’il peut vous sauver la vie : le sifflet

Pour se faire entendre en cas de pépin si vous êtes paumés. Ou alors si vous organisez un match de foot improvisé.

Parce que vous allez dormir à un moment : les boules quies

On a tous un pote qui ronfle plus fort que tous les autres. Ça peut vous sauver la vie après une grosse journée. Et la sienne en même temps.

Parce que vous allez avoir soif : les pastilles purificatrices d’eau

L’eau de source, c’est bien dans les pubs. Dans la réalité, on est jamais sûr de ce sur quoi on va tomber. Ça vous évitera un mauvais mal de ventre.

Où mettre tout ça : le sac Atmos AG 50

Poids ressenti minimum grâce à son harnais, système de compression pour plus de confort, accès fond de sac, compartiment sac de couchage et plein d’autres accessoires

Par : Guillaume Dovale

 

Mais en fait, « running » ça vient d’où ?

C’est fait, le running fera son apparition dans le dictionnaire en 2019. « Running. n.m. : Pratique régulière et intensive de la course à pied dans un esprit de compétition ». L’occasion de revenir sur les différents mots qui ont qualifié une activité pourtant simple : courir.

« Au commencement était le verbe », ainsi débute l’évangile selon Saint-Jean, qui une fois n’est pas coutume est légèrement imprécis. Au commencement était une activité que tout le monde a pratiqué au moins une fois dans sa vie sans vraiment savoir quel nom lui donner. S’enfuir devant un chien belliqueux, rattraper le bus, échapper à un contrôle de police, ne pas arriver en retard au souper familial ; toutes ces activités amènent à l’acte de courir. Pourtant, il y a une multitude de termes pour qualifier cette façon si particulière de lever les genoux sans avoir deux appuis au sol en même temps : running, jogging, course à pied, footing, trot, galop, fuite, cross…

La pratique de la course à pied au sens large est ancienne comme le monde. Philippidès à Marathon, tout ça… Ça fait partie du bagage religieux que tout runner digne de ce nom doit posséder. Pendant longtemps, il n’y avait que le terme générique de « course à pied » pour qualifier toutes les pratiques différentes. Ce longtemps-là a eu lieu bien avant 1936 et l’apparition des congés payées, les loisirs étaient encore peu nombreux et rares étaient les masochistes qui avaient le temps de prendre soin de leur corps en courant régulièrement, et même irrégulièrement. Quelques courses campagnardes avaient bien lieu entre valets des grandes maisons de Grande-Bretagne mais rien qui décida l’Encyclopædia Universalis à se pencher sur la question de la terminologie exacte.

Footing, lifting, zapping

Encore une fois, ce sont les premiers Jeux Olympiques qui font office de détonateur pour la course à pied. La médiatisation du sport, l’apologie des héros, la sacralisation de l’effort et de la compétition (au détriment du vieux baron) vont contribuer à populariser la course. Un terme apparaît au début/milieu du XXè siècle : le « footing », purement franco-français – même les Canadiens ne le comprennent pas – comme lifting par exemple. A la différence de la course à pied, le footing consiste en une activité semi-régulière, qui peut aller jusqu’à plusieurs fois par semaine quand même. On prend ses chaussures, on part une petite trentaine de minutes pour « se décrasser ». Le footing n’est pas encore une discipline à part entière. Il s’inscrit dans une optique d’échauffement et n’a pas pour but de progresser. On ne se fixe pas d’objectif dans le footing. Cela n’a d’ailleurs rien à avoir avec le football, si ce n’est le préfixe « foot » pour pied et le suffixe –ing.

C’est dans les années 1970 que la course à pied prend le tournant décisif de la célébrité, dans la foulée du charismatique Steve Prefontaine. Les Anglo-saxons mettent donc un peu d’ordre dans les appellations. Le terme jogging se développe, prend en consistance et traverse l’Atlantique pour bouter le terme footing hors de l’hexagone. Globalement, footing et jogging sont des synonymes pour désigner : « une pratique de la course à pied à faible allure, venue des U.S.A., envisagée comme un plaisir, et particulièrement bénéfique pour le rythme cardiaque, le maintien de la ligne et l’équilibre nerveux. » En France, on n’est pas dupe comme le signale le journaliste Jean-Michel Gourevitch dans son livre Sports, en 1978 : « L’étonnant, c’est qu’il n’y a strictement rien de neuf dans cette course à petite foulée naguère appelée footing. Seulement, depuis que cet exercice est revenu des États-Unis sous le nom de jogging, la course est devenue une véritable mystique et une mode à laquelle rien ne résiste ». Et cette appellation n’est pas sans poser problème puisque le jogging désigne également l’outil pour faire son jogging. Un peu comme le mot livre, qui décrit le contenant et le contenu.

« Autre chose que se branler sur sa dernière paire de running » 

Effectivement, plus rien ne lui résiste, puisqu’après que l’athlétisme devienne professionnel en 1982, la course à pied donne naissance à deux branches distinctes : l’activité régulière, approfondie, sérieuse en un mot et l’activité irrégulière, prônée par des gens… moins sérieux. Si les seconds nommés peuvent encore parfaitement se réclamer du footing ou du jogging, les premiers ont créé un sport, voire une discipline : le running. Du fait de sa forme plus intense que le jogging, le running s’est accompagné dès sa création de structures, d’outils, d’équipements et donc de coachs.

Un runner pense en terme de performances et d’objectifs. Il court plusieurs fois par semaine, souvent en groupe rappelant les grandes transhumances et affiche fièrement un t-shirt indiquant son appartenance à une grande marque. C’est sur ce point que certaines divergences terminologiques ressurgissent, comme le signale Thibault du site No Pain No Gain Running : « Vous ne verrez pas un runner se lancer sur un Marathon, car cela nécessite une vraie discipline, de la rigueur, de la souffrance, et non pas du fun avec ces potes afin de se branler sur sa dernière paire de running. » Pour information, Thibault se réclame adepte, non pas du running mais, de la course à pied. On en revient au point de départ. Et puis, running désigne aussi bien l’activité que la chaussure… On n’est pas sorti du bois, comme on dit au Québec.

Par : Jean-Romain Blanc

Do you speak le running ?

Drop, trail, tracking, GPS, hashtag…vous êtes un coureur aguerri mais la langue de Shakespeare vous échappe ?
Pas de panique, Running Her… les Héros de la Course à pied ont pensé à vous :
voici un petit glossaire ‘’so ingliche’’ pour ne plus jamais vous sentir à l’écart pendant les after run.
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Jogging : n.m, ancêtre du Running.

Running : n.m, équivalent anglais de course à pied. Action visant à mettre un pied devant l’autre plus vite qu’une vieille dame mais moins vite qu’un vélo. C’est un sport que tout le monde peut pratiquer, peu importe les capacités physiques. Le terme running est également utilisé par certaines personnes de l’ancienne génération pour désigner les chaussures de course : « ah tu t’es acheté des nouvelles runnings ? » (prononcez –ingues).

GPS : n.m, “Global Positioning System” ou “Guide du Paumé Sportif” en français. Permet de ‘’tracker’’ en permanence la position d’un coureur. Le gros avantage est le suivi de vos entraînements via des cartes et données détaillées (allure, distance, calories brûlées…) une fois synchronisées sur votre téléphone et / ou ordinateur. La différence entre les montres qui en sont équipées, et les autres, est d’environ un rein et demi d’après les prix du marché.

Tracking : n.m, repérage ou localisation.

Hashtag : n.m, Il accompagne majoritairement un portrait de vous-même encore dégoulinant de sueur, d’une photo de paysage ou du parcours effectué  #running #courirpourmanger #runaddict #10k #nature  #trail…

Trail : n.m, désigne les chemins ou sentiers dans notre belle langue mais plus particulièrement les courses en nature dans le langage courant. Souvent compris dans une fourchette allant de 10 à plusieurs centaines de kilomètres, l’esprit y est plus relax que les courses bitume. On y est en communion avec les arbres, les glissades dans la boue, le saucisson et le fromage aux ravitaillements et parfois la neige, les cols de montagne à 3000m.


Drop
 : n.m, 3 points

Drop (bis) : n.m, excusez-moi pour cette confusion rugbystique.
Le drop est la différence de hauteur en millimètres entre l’avant (la pointe) et l’arrière (le talon) de votre chaussure. La théorie veut que plus il est haut, moins la foulée est dynamique car il favorisera une attaque par le talon alors qu’une foulée dynamique est caractérisée par une attaque médio ou avant-pied.
Regardez des vidéos de marathoniens ou sprinters au ralenti sur Youtube pour vous faire une idée ! Attention : ça n’est pas parce que vous allez courir en barefoot que vous allez claquer un temps de kényan au marathon. À bon entendeur.

Barefoot : n.m, littéralement ‘’pied nu’’ mais également traduit par ‘’minimalisme’’. Définit le fait de courir avec des chaussures qui s’enfilent comme des gants, sans amorti et qui donnent l’impression de… ben de courir pieds nus. C’est une excellente méthode pour muscler son pied de manière différente et tester des sensations dites ‘’de foulée naturelle’’ sur des terrains souples. Attention cependant à observer une période d’adaptation pour ne pas se blesser bêtement.
Le phénomène a connu une hype incroyable après la sortie du livre Born to Run de Christopher McDougall en 2009.

Buff : n.m, mot plus stylé pour dire ‘’bandana respirant qui tient chaud en nature’’. C’est un accessoire indispensable et peu onéreux pour tout trailer qui se respecte et ne veut pas attraper froid lors d’une course. Car si vous ne le saviez pas, notre corps perd en effet près de 30% de sa chaleur via le crâne. Si votre tête a froid, votre corps aussi !
Il paraît qu’on peut le plier de 20 façons différentes pour en faire un masque, tour de cou, chapeau… mais il faut avoir fait un doctorat en physique nucléaire pour y arriver !

Finisher : n.m ou f, ‘’celui ou celle qui finit’’ et peut enfin s’exclamer « nom d’une pipe j’ai enfin fini cette course, où est la bière ? » sur la ligne d’arrivée. Sera 90% du temps complètement en extase ou complètement au bout de sa vie. Certains d’entre eux finissent même accompagnés de leurs enfants venus les attendre pendant 5h dans le froid ou sous la canicule. Les choses que l’on ne ferait pas pour une médaille et un t-shirt fluo…

DNF : acronyme, ‘’did not finish’’. On peut traduire ces termes par ‘’trois mois à manger des brocolis et boire de la SanPé’ pour abandonner avant la moitié, ma vie est nulle’’. L’abandon est le pire ennemi du coureur -après l’ampoule- mais aussi un de ses plus grands moteurs.

Fartletk : n.m, mot d’origine suédoise pour ‘’jeu de vitesse’’. Grosso-modo, c’est un exercice à effectuer sur la piste pour améliorer sa vitesse et ses capacités respiratoires (ou Vitesse Maximale Aérobie). Un mélange de course à allure lente, modérée et de courts sprints. Très ludique, très douloureux mais aussi très efficace pour progresser.

Marathon : n.m, ok c’est le nom d’une ville non anglaise, mais il doit figurer dans cette liste. Nom donné à la charmante distance de 42,195km qui sépare la ville de Marathon de celle d’Athènes. Le premier à s’être lancé dans cet exercice était un soldat grec du nom de Philippidès. Il a parcouru tout ce chemin pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses à la bataille de Marathon… et en est mort. Il faut dire que côté chaussures et ravitos, en 490 avant J-C, c’était pas encore ça.

Vous avez vu les mots essentiels du running mais cela ne fera pas de vous un bilingue.
même si votre engouement pour l’anglais est devenu aussi fort qu’Haile Gebrselassie sur marathon,