5 astuces pour terminer votre premier marathon

La distance mythique du marathon a tendance à se banaliser mais la difficulté reste la même. Pour boucler les 42,195 km, vous devrez vous préparer rigoureusement. Et avec quelques astuces, vous parviendrez à franchir la ligne d’arrivée avec le sourire.

Alimentation et hydratation

Sur des distances inférieures, vous pouvez mettre cela au second plan, ou bien faire en fonction de vos envies momentanées. Mais sur marathon, vous devez absolument anticiper, boire et manger avant d’en ressentir les besoins. C’est l’une des clés de votre réussite. Buvez un peu à chaque ravitaillement, et augmentez la dose s’il fait chaud. Attention tout de même à la surhydratation ! Concernant l’alimentation, il faudra vous entraîner à manger en courant pendant votre préparation pour ne pas avoir de mauvaises surprises le jour J.

Prenez votre temps

Autant pendant la préparation que pendant la course, il faut prendre son temps. Pendant votre prépa, si vous sentez que ce n’est pas le moment de vous entraîner, ne le faites pas. Vous pouvez toujours reporter la séance ou la remplacer par un peu de renforcement musculaire ou du vélo. Ne soyez pas stressé par votre plan, tout est adaptable. Pareil le jour de la course. Faites en sortes d’arriver en avance pour vous rendre sur le départ tranquillement. Si votre cœur s’emballe, ralentissez un peu. Si les jambes fatiguent, ralentissez un peu et relativisez (voir plus bas). S’il y a la queue au ravito, arrêtez-vous, marchez un peu et repartez.

Visualisez le parcours

Étudiez un minimum le parcours de la course. Cherchez les portions où ça monte, où ça descend, les points de ravitaillement, le dernier virage… Vous éviterez au maximum les mauvaises surprises, et accueillerez les difficultés de manière positive. Quand vous savez qu’une montée se situe au km 31, vous vous y préparez et même si vos muscles sont en train de se venger de tout ce que vous lui demandez, votre cerveau pourra gérer le conflit avec plus de souplesse.

Negative split

Le concept de negative split consiste à réaliser un meilleur temps sur la deuxième partie du marathon que sur la première. C’est encore plus utile pour un premier marathon. Attention, ne vous amusez pas à y aller vraiment tranquille sur le premier semi et de foncer pour la suite. Vous ne finirez probablement pas. Mais retirez entre 0,2 et 0,5 km/h à votre allure cible sur le premier semi, et courez un peu plus vite que votre allure cible, puis accélérez encore un peu si vous vous sentez bien après le km 35. Dans le cas contraire, à savoir si vous êtes parti trop vite, ce sera très difficile de terminer la course.

Chérissez la douleur

Ne croyez pas que vous allez terminer la course sans avoir mal. Vous allez courir un peu plus de 42 bornes. Apprenez à accepter la douleur, à composer avec voire même l’accueillir avec le sourire. Dans ces conditions, elle sera supportable et pourra s’estomper au fil de la course. La douleur est un signal nerveux qui va des muscles jusqu’au cerveau. Tout est alors question d’interprétation : si vous vous dites que c’est le début de la fin, c’est déjà la fin. Mais si vous lui dites « Salut toi, comment ça va ? », vous terminerez la course en équipe, avec votre pote la douleur. Elle pourra même devenir une motivation supplémentaire. Difficile à concevoir mais vous verrez. Vous traversez des chemins de pensée que vous n’avez jamais empruntés lors d’un marathon. Et tout est possible.

Par : Gabriel Cnudde

Ce qui fait de New York un marathon si spécial

À les entendre parler, les finishers du marathon de New York convaincraient le plus grand des fainéants à s’inscrire. Oui, ce marathon est vraiment singulier. Pour son ambiance et, à l’unanimité, pour « le virage ».

« Pour entrer dans Manhattan, on traverse le pont de Queensboro où il y a ce virage à droite à l’autre extrémité. On a l’impression d’entrer dans un stade tellement il y a de monde qui nous acclame. Et c’est hallucinant parce qu’une fois qu’on tourne, on voit l’immensité de la 1ère Avenue, une rue toute droite, qui monte un peu, avec une foule impressionnante. Elle parait interminable. » Julie Dupas et Émily Picand ne se connaissent pas du tout. La première, 24 ans, a couru le marathon de New York l’an dernier alors que la seconde, 39 ans, a ramené ses médailles en 2002 et 2010. Pourtant, mot pour mot, les deux runners décrivent le virage du 26e kilomètre de la même manière. « J’ai le souvenir d’avoir presque eu les larmes aux yeux » ajoute la plus expérimenté des deux avec un frisson qui lui parcourt l’échine. En 1992 déjà, la Niçoise accompagnait son père en tant que spectatrice. C’est à cette date qu’elle a parié avec lui qu’ils le courraient ensemble 10 ans plus tard. « Je me souviens que même en 2002, un an après les attentats du 11 septembre, l’effervescence était la même. » Elle poursuit : « Le bruit qu’ils font est incroyable. » En 2017, le niveau sonore des 7 500 spectateurs réunis dans le virage s’élevait à 128 décibels ; c’est plus qu’un marteau-piqueur ou une tronçonneuse à chaîne.

Le résultat d’une ville qui, chaque année début novembre, vit au rythme de son marathon. Tout y est plus grand, plus spectaculaire. Au Jacob Javits Convention Center, cube monumental bâti en verre où les coureurs retirent leur dossard la veille, « les gens applaudissent et nous félicitent déjà lorsqu’on entre, il y a des écrans géants partout, la sono est à fond, décrit Julie. C’est un vrai show à l’américaine. » Une fois récupéré, le sésame offre même des réductions dans toutes les boutiques de sport de la ville. « Au départ, il y a même l’hymne américain qui est chanté, c’est une fête nationale en fait » ironise la Francilienne, qui avoue avoir fait des emplettes juste avant la course. Pour ce pseudo jour férié, ils seraient près de deux millions, soit un quart des habitants de la Big Apple à longer le parcours dans le seul but de motiver les 55 000 participants. Émily ajoute : « New York étant une ville cosmopolite, on retrouve toute sa diversité sur la course. En plus, les pompiers et policiers sont de sortie avec leurs camions pour mettre l’ambiance, c’est génial. »

Le mythe des ponts de New York

Mais le New York Marathon n’est pas que liesse et extravagance. Il y a cette torpeur de l’aurore, le dimanche, que les deux Françaises se souviennent avoir subie. « On se lève à 4h30 du matin, pour prendre la navette vers le départ : le rythme de préparation et l’alimentation sont décalés » juge pour sa part la double finisher. « S’ensuit une heure de route où personne n’est vraiment réveillé, enchaîne Julie, avant d’arriver dans son sas. En descendant du bus, j’ai vraiment eu le sentiment d’arriver en prison. » Elle décrit un flot de policiers et de cars desquels sortent en rang des individus silencieux, éteints par le froid et mal habillés pour lutter contre celui-ci. Certains entament leur réveil musculaire mais la majorité errent pendant les deux heures qui les séparent du départ. « C’est une période étrange à passer. »

Cette ambiance en totale rupture avec le reste fait aussi « le petit plus » du marathon de New York. « D’ailleurs, il y a comme une culture du silence sur tous les ponts, continue Julie en se remémorant le premier kilomètre sur le Verrazzano-Narrows Bridge. On quitte l’agitation du départ et des encouragements, puis dès les premiers pas sur le pont, plus rien. » « On entend juste le bruit des pas et les respirations des coureurs, c’est d’ailleurs les seuls moments où l’on peut s’entendre » complète Émily. Quant à l’arrivée, elle fait partie de la seule chose difficilement descriptible pour elles. Il faut la voir pour savoir.

Y a-t-il des défauts à New York ?

Pour les deux françaises, New York était le premier marathon. Depuis le 3 novembre 2002, Émily en a couru dix de plus : Chicago, Berlin, Paris et Florence, entre autres. « C’est juste incomparable. » Même la deuxième fois, la trentenaire s’est laissée envahir par l’envergure de l’événement. Et si les deux sont unanimes sur l’envie d’en courir d’autres dans le monde, Émily pointe le seul défaut du marathon bientôt cinquantenaire (c’est la 48e édition cette année) : « Il est tellement attractif que de plus en plus de coureurs y prennent part et le terminent. Chaque année, je perds un peu plus la rareté de ce que j’ai vécu. C’est égoïste mais j’aimerais que le cercle ne s’agrandisse pas (rires). » Après la description de la 1ère Avenue, la chose s’annonce compliquée.

Par : Alice Yakeys

Le TOP 5 des marathons en France ?

Nombreux des  Runners sont engagés sur différents 42Km à travers la France… Et vous, vous êtes-vous déjà testé sur la distance ? FREQUENCE Running vous liste les 5 marathons les plus attendus de la saison !

TOP 1 : Marathon de PARIS

Sa fréquentation atteint celle des références US comme Boston ou New-York, ou européennes comme Berlin ou Londres. En effet plus de 42000 coureursont passé la ligne d’arrivée après le passage devant les plus grands symboles parisiens : Champs Elysées, Place la Concorde, Place de la Bastille, Musée du Louvre, Tour Eiffel…

TOP 2 : Marathon du Médoc

La course de référence pour les amateurs de course en vignoble et d’ambiance débridée. C’est aussi la course déguisée n°1 en France, avec plus de 7600 arrivants en 2016 dont 90% prenaient le départ déguisé.

Sillonnant les vignes du bordelais côté Médoc. Il permet de traverser les plus grands crus et châteaux de Pauillac, de Haut-Médoc ou de Saint Julien notamment.

TOP 3 : Marathon des Alpes Maritimes (Nice-Cannes)

Avec plus de 6700 finishers en solo en 2016, et plus de 10 000 coureurs réunis au départ en comptant les différents relais. Le Marathon des Alpes Maritimes a réussi son pari et maintenu son succès en seulement 10 éditions. De la Promenade des Anglais à Nice jusqu’à la Promenade de la Croisette à Cannes, la parcours plat et longeant la Méditerranée attire les coureurs des quatre coins de la France et du globe.

TOP 4 : Marathon de La Rochelle

Même s’il a un peu baissé ces dernières années, ce classique du calendrier français reste encore au dessus des 5000 avec 5564 arrivants en 2016. Réputé pour être le plus roulant des marathons français. C’est aussi LA course populaire, ponctuée d’une dizaine d’animations musicales. Elle rassemble plus de 1300 bénévoles le jour J. Depuis plus de 20 ans au calendrier, le marathon de La Rochelle s’est également enrichi d’un challenge entreprise. Et aussi d’un 10km pour satisfaire les moins aguerris.

TOP 5 : Marathon de Nantes

C’est évidemment le chouchou de la Team FREQUENCE running depuis le partenariat initial qui nous lie à cette organisation. Avec plus de 3100 arrivants lors de l’édition du printemps 2016, le marathon de Nantesboucle notre TOP5 des marathons français. Il faut savoir que c’est aussi une course historique, avec une première édition qui se déroula en 1981. Depuis quelques années, elle a retrouvé le chemin du centre ville et de l’île de Nantes pour le plus grand bonheur des coureurs. Enfin ceux pour qui le TOP 5 des marathons fait encore peur, un 10km et un semi sont proposés sur le week-end du marathon de Nantes. Ils réunissent près de 16 000 coureurs.

Inscriptions : Foulées de l’éléphant (10km) – Semi-marathon – Marathon

Le marathon avant et après : 21 conseils pour 42 km (et quelques mètres !)

Le 42e marathon de Paris se tenait le dimanche 8 avril 2018. Plus de 50 000 coureurs étaient au départ.. Les coureurs sont-ils conscients de ce qui les attend ? Leur corps est-il prêt à souffrir ? Dr Sport vous dit tout.

 

« La meilleure façon d’en éviter les méfaits, c’est d’avoir bien préparé votre marathon », insiste le médecin du sport Bruno Grandidier. « Un marathon, c’est trop dur pour s’y engager sur un coup de tête. Les kilomètres doivent défiler et ne pas virer au calvaire. Au fond, la course doit rester un plaisir, fût-il exigeant », considère-t-il.

Voici 21 conseils à appliquer et écueils à éviter.

Un seul objectif : prendre soin de vous !

1. Bien préparer un marathon, c’est préparer son corps avec des sorties longues. Inutile d’avoir parcouru 42 km chaque dimanche pour habituer vos fibres musculaires aux micro traumatismes.

2. Bien dormir. La fatigue est extrême lors d’un marathon. Les heures de sommeil avant minuit seront davantage réparatrices avant et après la course. Et n’oubliez pas : la nuit la plus importante est celle du vendredi au samedi (quand le marathon a lieu le dimanche bien sûr !)

3. Évitez le sucre le matin de la compétition. Le sucre appelle le sucre et va vous créer une fringale en plein effort. Le pic de cortisol est toujours suivi d’un pic d’insuline naturel au lever. Opter pour du salé qui vous calera au moins jusqu’à l’arrivée.

4. Bien manger avant la course. Optez pour des aliments à indice glycémique bas comme le riz ou les lentilles. Manger des pâtes vous permettra de charger l’organisme en énergie mais celle-ci sera vite consommée. Or, dans un marathon, il faut durer !

5. Évitez la déshydratation ! Pensez à boire avant d’avoir soif. Optez pour quelques gorgées régulièrement. Dans le cas contraire vos tendons pourraient s’assécher et votre potentiel athlétique diminuer de 25 à 30 %.

le 42ème Marathon de Paris s’est déroulé le 8 avril 2018

6. Buvez un demi-litre dans l’heure suivant l’effort pour compenser les pertes hydriques. Un marathonien perd entre 1,5 à 2,5 litres d’eau par heure.

7. Après la course, marchez ! Ne restez pas immobile afin d’éviter un arrêt trop brutal qui risque de causer des étourdissements voire de légères syncopes. L’organisme a tellement été sollicité que tourner de l’œil est courant.

8. Surélevez vos jambes pendant dix à vingt minutes une fois douché, après le marathon. Ça vous permettra de drainer et vasculariser vos membres inférieurs.

9. Mieux : optez pour des manchons de compression avant et après l’effort. La contention vous permettra récupérer plus vite. Le manchon reproduit l’action d’un tuyau d’arrosage qu’on presse pour augmenter le débit. Forcément, le sang monte plus facilement au cœur.

10. Bien recharger après. La théorie dit qu’un homme pesant 70 kg brûle 700 calories en parcourant 10 kilomètres de course. Sur 42 km, le joggeur aurait donc perdu près de… 3 000 calories. Rechargez avec des produits sains. C’est facile de se jeter sur un plat bien gras pour se récompenser mais vos muscles ont besoin d’aliments de qualité pour se reconstituer

11. N’avalez pas de compléments alimentaires ou de poudres soi-disant miraculeuses. Seuls le repos et une bonne alimentation ont fait leurs preuves. De plus, après un effort de ce type, l’estomac est fragilisé : ne le maltraitez pas.

12. Optez pour de l’eau froide. La douche post-marathon doit être terminée par des jets d’eau froide sur les cuisses, fessiers et mollets. L’objectif : vasculariser les fibres qui ont été traumatisées.

13. Mieux : inscrivez-vous à une séance de cryothérapie car le corps a souffert pendant 42 km ; rien de tel qu’une récupération par le froid pour reconstituer les fibres et soulager les douleurs articulaires.

Idéalement il faut se reposer environ 30 jours après un marathon

14. Demandez un massage thérapeutique à votre kiné. C’est parfois plus efficace quand on a les mollets chargés de toxines et qu’on ne souhaite pas marcher comme un canard le lundi suivant !

15. 42 km équivalent environ à 65 000 pas. Votre pied va taper 65 000 fois sur le bitume. À chaque fois, vos articulations vont vous renvoyer trois fois votre poids… C’est forcément traumatisant. Vos muscles vont se contracter à chaque foulée. Le stretching le soir venu et les jours suivants vous aideront à retrouver votre souplesse articulaire, nécessaire pour ne pas laisser (trop) de traces corporelles.

16. Prévoyez de la crème grasse pour vos pieds ! Ils sont vos principaux outils de travail. Sans eux, pas de marathon ! On a souvent tendance à les négliger. Le soir, après la course, vous souffrirez au mieux de simples échauffements, au pire d’ampoules. Graissez vos pieds afin de les nourrir et de les bichonner, ils l’auront bien mérité !

17. L’électrostimulation peut être une solution. Plus un muscle est drainé, plus il récupère… Mais attention : ne gérez qu’un groupe de muscles à la fois et à basse fréquence.

18. Le Néo-Zélandais Foster, recordman du monde vétéran sur marathon de 1974 à 1990, avait mis en place la règle des 42 jours de repos pour 42 kilomètres parcourus. En réalité, il résonnait en milles ; 42 km correspondant à 26 milles, un marathon c’est donc 26 jours de repos !

19. Et quand vous reprendrez le footing, il faudra alterner marche et course pour ne pas brusquer vos fibres. Le corps a une mémoire et vous en voudra si la charge de travail est tout de suite élevée…

20. Vous étiez habitué à courir tous les jours ou presque, à vous charger en volume d’entraînement et d’un coup, tout s’arrête ! Mais récupérer ne veut pas dire repos total. Si vous êtes hyperactif, optez pour le vélo ou la natation à faible intensité, les quinze jours qui suivent la course.

21. Vous avez bien récupéré ? Vous marchez à peu près normalement ? Tant mieux, mais soyez prudent et ne prévoyez pas plus de deux marathons par an

Bonne course !

Forrest Gump existe vraiment ! Et il habite à Liverpool !

Dans le cultissime Forrest Gump de Robert Zemeckis, le personnage incarné par Tom Hanks parcourt pas moins de 15 248 miles à travers les États-Unis après avoir eu le cœur brisé par sa Jenny. Un défi qui peut paraître impossible dans la vraie vie mais Rob Pope l’a réussi !

Rob Pope, vétéran de 39 ans vivant à Liverpool, en Angleterre, a ainsi passé plus d’une année de sa vie à courir à travers le pays de l’Oncle Sam. Pour réaliser ce défi colossal en quatre étapes, notre homme avait démissionné. En moyenne, 40 miles (65 km) parcourus chaque jour, quelle que soit la météo. Malgré un physique extrêmement malmené, le mental tint bon, arrêter ne fut jamais une option.

Rob Pope avait toujours rêvé de courir à travers les années mais après avoir vu Forrest Gump, il sut comment faire, en recréant la course du personnage principal. Et pour faire les choses correctement, Rob Pope s’est lancé sans entraînement préalable. D’où les blessures nombreuses, et plutôt graves – inflammation du tendon d’Achille, déchirure du quadriceps, etc -.

Comme dans le film, Rob Pope portait les célèbres maillot écossais et short de Forrest Gump pour démarrer son périple sur la côte Ouest. S’il a évidemment changé plusieurs fois de tenue pour s’accommoder de la météo, pour le dernier segment, Rob Pope enfilait sa casquette Bubba-Gump et avait pris soin de laisser pousser sa barbe !

Ces deux dernières années, Rob Pope a documenté son aventure sur les réseaux sociaux, publiant moult détails et photos. “Au final, j’aurais couru environ 15 600 miles [25 100 km]“. Car Rob a encore environ 200 miles (320 km) à parcourir avant d’atteindre sa destination finale. Date d’arrivée prévue, le 29 Avril. Aujourd’hui, Rob Pope est retourné à Liverpool auprès de sa femme qui doit donner naissance à leur fille. Ils reviendront ensemble aux États-Unis pour clore définitivement cette course épique.

Rob Pope deviendra ainsi le premier homme à recréer le voyage de Forrest Gump. Si vous souhaitez en apprendre davantage, rendez-vous sur le site officiel, Going The Distance.

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Marathon de Londres 2018: Rob Pope bat le record du monde Guinness habillé comme Forrest Gump

Un homme habillé comme Forrest Gump a battu le record du monde Guinness pour le mâle le plus rapide marathon coureur dans un costume de personnage de film. Rob Pope couru cette année Marathon de Londres habillé comme le personnage oscarisé de Tom Hanks en 2 heures, 36 minutes et 28 secondes. « Je peux courir comme le vent souffle », a-t-il déclaré après la course. « Aujourd’hui était incroyable. J’ai eu tellement de cris «Run Forrest run» – un couple de ‘beardy man’ et un couple ‘Jesus’ mais surtout Forrest Gump. » Le joueur de 39 ans, Liverpudlian, s’est habillé pour amasser des fonds pour les organisations caritatives, le Fonds mondial pour la nature et la paix directe. « Dans le film Forrest Gump, ils lui demandent » pourquoi tu fais ça? Courez-vous pour les droits des femmes? paix mondiale? les sans-abris? l’environnement? les animaux? »et entre ces deux charités, ils couvrent toutes ces bases», a déclaré M. Pope. Le coureur de multi-marathon a fait son chemin à travers les États-Unis depuis septembre 2016 . M. Pope a été en partie inspiré par le film de 1994, qui a remporté six Oscars, dans lequel le personnage principal décide d’aller courir « sans raison particulière », puis s’arrête à peine. Il a déjà traversé les États-Unis quatre fois et est devenu la première personne à courir à travers le pays trois fois par année. Il a couru plus de 15 000 miles jusqu’à présent. Après avoir regardé le film, M. Pope a décidé d’imiter le voyage de Forrest Gump « en raison de la nature emblématique du film – et nous vivons dans un monde de culture pop maintenant – je pensais que cela attirerait juste l’attention des gens. » Et M. Pope n’était pas le seul à battre le record mondial Guinness lors du Marathon de Londres cette année alors qu’il collectait des fonds pour de bonnes causes. Mathieu Lavedrine, habillé en pilote X-Wing, a réalisé le marathon le plus rapide déguisé en personnage Star Wars masculin, tandis que Charlotte Osterman est devenue la marathonienne la plus rapide déguisée en zombie.
Autres disjoncteurs du Marathon de Londres:
Marathon le plus rapide habillé en monarque – Paul Underwood, Henry VII, 3:39:10

Notre éditeur @craigglenday est à la #LondonMarathon prendre des photos pour notre prochain livre. Paul Underwood a réalisé le marathon le plus rapide déguisé en monarque. Le sosie de Henry VIII a terminé le cours en 3:39:10, ayant recueilli des fonds pour @MindCharity 👑 pic.twitter.com/WO9NPNvRvB
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide déguisé en Elvis – Stacey Harper, 3:49:38

« Ambition est un rêve avec un moteur V8 », a déclaré Elvis Presley. Bien, @ harpes4 avait le lecteur pour tenter un record à la #LondonMarathon pour le marathon le plus rapide déguisé en Elvis et elle a réussi! Elle a franchi la ligne d’arrivée, perruque encore, en 3:49:38 pic.twitter.com/SR0aetWYJq
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé comme un cadenas – Eddie Low, 3:51:18

Dans le but de «libérer son potentiel», Eddie Low a réalisé le marathon le plus rapide, habillé en cadenas au #LondonMarathon . Heure d’arrivée: 3:51:18 pic.twitter.com/kLmkIsU9hP
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé comme un coeur d’amour (mâle) – Joey Gale, 3:05:55

Répandre l’amour à cette année #LondonMarathon , @ joey_g83 vient de battre le record du marathon le plus rapide habillé comme un coeur d’amour (mâle). Il a franchi la ligne d’arrivée en 3:05:55. avoir recueilli de l’argent pour @TheBHF dans le processus ❤ pic.twitter.com/DJG0NpRRGw
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé comme un coussin de whoopee – Oliver Hill, 3:20:39

Dans l’un des costumes les plus insolites repérés au #LondonMarathon , Oliver Hill a réalisé le marathon le plus rapide habillé comme un coussin de whoopee, en 3:20:39. Il a couru en faveur de @CwC_UK pic.twitter.com/47tmYDuTAl
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en insecte (une abeille) – Barnaby Hopson, 3:14:24

Barnaby Hopson a bourdonné dans les livres de records après avoir terminé le #LondonMarathon dans 3:14:24. Il a réalisé le marathon le plus rapide habillé comme un insecte – une abeille en particulier – tout en recueillant des fonds pour @RefugeesAtHome pic.twitter.com/19CQ36TI2x
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé d’un jouet en trois dimensions (mâle) – Bob Johnson, 4:49:30

M. Potato Head (Bob Johnson) est devenu la dernière personne à établir un record au #LondonMarathon . Le joueur de 59 ans a battu le record du marathon le plus rapide déguisé en jouet tridimensionnel (homme), en 4:49:30 pic.twitter.com/TD4QhQy1Aj
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide avec un costume de six personnes – Un gang de Ghostbusters, 6:20:48

« Qui vas-tu appeler? » @Chasseurs de fantômes viennent de capturer le record du marathon le plus rapide dans un costume de six personnes. L’équipe est arrivée à la ligne d’arrivée dans un impressionnant 6:20:48, portant leur voiture Ecto-1 pic.twitter.com/CJfzuK0oSZ
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé comme un personnage de conte de fées – Julie Greenwood, 4:24:07

Si vous avez vu Belle courir le #LondonMarathon , c’était @juliedewdrop tenter le marathon le plus rapide habillé comme un personnage de conte de fées. Elle vient de franchir la ligne d’arrivée en 4:24:07, avec un nouveau record du monde! pic.twitter.com/7khlSnCrF2
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide déguisé en emoji (femme) – Victoria Bell, 4:18:06

Elle doit être caca! 💩 Londoner Victoria Bell a établi un nouveau record pour le marathon le plus rapide déguisé en emoji (femme) au #LondonMarathon . Élever de l’argent pour @WaterAidUK , elle a terminé la course en 4:18:06 pic.twitter.com/XRnTqKZad2
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide avec des chaussures de ski – Colin Whitton, 5:52:16

Quiconque porte une paire de chaussures de ski saura à quel point il est difficile de s’y promener, et encore moins de parcourir 26 milles! Mais Colin Whitton de Twickenham vient de battre le record du marathon le plus rapide en 5:52:16 🎿 #LondonMarathon pic.twitter.com/B9pKdrFV6o
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide avec un sèche-linge – Richard Grey, 4:49:37

Après avoir exécuté le #LondonMarathon portant un sèche-linge tout le long, Richard Gray a un nouveau record. Heure d’arrivée: 5:49:37 pic.twitter.com/1MdVTJbRKG
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en cuir de moto – David Smith, 4:00:11

« J’ai été séduit par Guinness World Records depuis le temps que j’ai pu lire et c’est devenu une ambition d’entrer dans le livre », a déclaré David Smith – bien maintenant, il a! Il a réalisé le marathon le plus rapide habillé en cuir de moto dans un rapide 4:00:11. #LondonMarathon pic.twitter.com/gbvVaiyHbt
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide en costume (femme) – Marta Kiermacz-Abramek, 3:57:57

Marta Kiermacz-Abramek, qui a eu l’air intelligent pour l’occasion, a réalisé le marathon le plus rapide en tant que #LondonMarathon . L’athlète de 45 ans a terminé son 12e marathon en 3:57:57 pic.twitter.com/Yw4CJA2I82
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en patient hospitalisé – Jonathan Carter, 3:40:38

Infirmière praticienne @ runawayfrom40 a établi un nouveau record pour le marathon le plus rapide habillé comme un patient de l’hôpital à la #LondonMarathon . Il était assez courageux pour laisser ses collègues choisir le costume pour lui! Heure d’arrivée: 3.40: 38 pic.twitter.com/avX5SxYzcs
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en pom-pom girl – Carly Furnell, 3:27:14

Écoutons-le pour Carly Furnell de Surrey! Elle est entrée dans le livre des records pour avoir complété le marathon le plus rapide déguisé en pom-pom girl! 3:27:14 #LondonMarathon pic.twitter.com/DW6bZF3JxF
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en joueur de tennis – James Caldon, 3:28:48

James Caldon vient de terminer le #LondonMarathon en tenue de tennis complète, établissant un nouveau record pour le marathon le plus rapide habillé comme un joueur de tennis en 3:28:48. Il a relevé le défi de lever des fonds pour @OrangutanP pic.twitter.com/vnMMDBDpgi
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide habillé en pyjama (homme) – David Stoneman, 3:07:09

Félicitations à David Stoneman, résident du West Yorkshire, qui vient d’obtenir le marathon le plus rapide, habillé en pyjama (homme). On dirait qu’il courrait tout droit sorti du lit, il a fini le #LondonMarathon dans un rapide 3:07:09 pic.twitter.com/5BiBGEO0HR
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

Marathon le plus rapide vêtu d’une robe de mariée (mâle) – Matthew Berry, 2:55:52

Ayant déjà complété des marathons déguisés en zombie et en kebab, Matthew Berry a décidé de défier le record du marathon le plus rapide vêtu d’une robe de mariée (homme) au 2018 #LondonMarathon . Il a couru dans l’allée de 26 milles en 2:55:52 pic.twitter.com/HqobgZzyQ1
– GuinnessWorldRecords (@GWR) 22 avril 2018

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Les finisseurs du Marathon de Londres sur leur meilleur, pire (et le plus collant) miles

La vérité sur le marathon de Boston

Kathrine Switzer n’est pas vraiment la première femme à avoir couru le marathon de Boston. Un an avant sa performance, en 1966, Roberta Gibb a plié la course en 3h51, bien qu’elle n’était pas officiellement inscrite. Du coup, c’est qui la première femme à avoir couru un marathon ?

Ce lundi 16 avril, la planète marathon se tourne vers Boston où le plus vieux des 42,195 km planétaires fête ses 122 ans (pour vous évitez le calcul, le premier a eu lieu en 1896). Aujourd’hui ouvert à tous, les femmes y représentent la moitié des finishers avec 12 166 coureuses à l’arrivée de l’édition 2016. Mais jusqu’à l’accessibilité officielle en 1969 et en 1984 aux JO, le passé de la discipline n’a pas toujours été radieux avec le double chromosome X. Car avant les années 70, l’allemande Gertrud Pfister, docteur de formation, certifiait qu’en « cas d’effort physique, une femme pourrait provoquer un décalage de son utérus voire même de la perte de celui-ci ». Véridique. Toujours est-il que dans ce contexte, deux femmes marquent en 1966 et 1967 l’histoire du marathon de Boston : Roberta Gibb et Kathrine Switzer, rebelles dans l’âme, deviennent les premières athlètes féminines à courir l’épreuve reine.

Sauf que les mémoires ne retiennent que la première des deux. Kathrine Switzer est « célèbre pour avoir été en 1967 la première femme à courir le marathon de Boston comme participante enregistrée » et c’est Wikipédia qui le dit. À 20 ans, la Germano-américaine s’enregistre dans le champ du 70e marathon avec ses seules initiales sur le formulaire puis s’aligne au départ. Avec elle, son entraineur de l’université de Syracuse, Arnie Briggs, et son concubin, Tom Miller, font office de gardes du corps. Pour mieux se fondre dans le peloton, la désormais consultante de 71 ans pour la télévision  américaine s’est même accoutrée d’un pull large pour cacher ses formes. La supercherie tient jusqu’au septième kilomètre où Jock Semple, l’un des officiels de la course, la démasque et la prend en chasse. Dans sa lutte, il tente de lui arracher son dossard n°261 mais prend un caramel par le petit copain de sa cible qui, accessoirement, était un espoir national de lancer de marteau. Kaboom. Au risque de se faire arrêter par la police sur la ligne d’arrivée, Switzer décide de continuer. « Si je ne finis pas, les gens diront que les femmes ne sont pas capables de finir un marathon et que je fais ça pour la célébrité » raconte-t-elle cinq décennies après les faits. Au bout de 4:20’02’’, l’histoire est marquée de son empreinte pointure 39 et son destin à jamais lié à celui de l’ouverture de la discipline aux femmes.

Bobbi la bricoleuse

Mais en réalité, la morale de toute cette histoire, c’est que la petite Kathy est simplement la Mark Zuckerberg des années 60 : on lui a parlé d’un projet révolutionnaire et elle a juste fait pareil en l’officialisant. La fourberie en moins évidemment. Car l’année qui précède, l’Américaine Roberta Louise Gibb, alias Bobbi Gibb, faisait déjà partie des finishers du marathon de Boston 1966. À la différence qu’elle n’était pas officiellement inscrite, sa demande ayant été rejetée par le comité de la course : « les femmes ne sont pas les bienvenues et sont, par ailleurs, physiologiquement incapables de courir de longues distances » lui répondait la missive. Par peur de représailles, la joggeuse de 23 ans, vêtue d’un bermuda de son frère et d’un pull à capuche, s’est donc cachée dans un buisson avant d’intégrer l’arrière du groupe de 451 participants, quelques mètres après la ligne de départ. Déjà cette année-là, le déguisement ne tient pas et les concurrents remarquent sa présence. Pas d’agression, pas de heurt, juste un accueil chaleureux de ses homologues masculins qui l’ont encerclée pour s’assurer qu’elle irait au bout sans être dérangée. Chose qu’elle a fait incognito en bloquant le chrono à 3:21’40’’, soit une heure de moins que celle qui l’a suivi en 1967.

C’est seulement en 1996, pour le centenaire de la course et trente ans après les faits, que l’Union d’athlétisme amateur (AAU) officialise le temps de Bobbi et ses médailles pour les années 1966, 1967 et 1968 avec, pour pire chrono, 3:30:00 la dernière année. Et là on se dit « quoi ? Mais elle a aussi couru en 1967 et plus rapidement que Kathrine Switzer ? » En effet, la triple vainqueur féminine de Boston a bien terminé avant sa compatriote en 1967 mais les officiels de la course l’ont arrêtée sur la ligne d’arrivée. Elle est aujourd’hui reconnue comme la première femme à avoir couru le marathon tandis que l’autre est la première à l’avoir bouclé avec une inscription officielle. Bien que Roberta Gibb et Kathrine Switzer soit les pionnières – dans cet ordre – du marathon féminin, aucune des deux ne figure à un quelconque palmarès du marathon international. Tout comme Violet Piercy, Anglaise détentrice du premier chrono à jamais établi en course, leurs temps sont considérés comme illégaux, donc non-officiels par l’Association internationale des fédérations d’athlétisme.

Par : Jock Semple, sans rancune

L’HISTOIRE DU MARATHON

Le marathon est une épreuve sportive individuelle de course à pied qui se dispute généralement sur route sur une distance de 42,195 kilomètres.

Le marathon a été créé à l’occasion des Jeux olympiques d’Athènes de 1896, sur une idée du linguiste français Michel Bréal, pour commémorer la légende du messager grec Philippidès, qui aurait parcouru la distance de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses en 490 av. J.-C. L’épreuve se courait jusqu’en 1921 sur une distance non fixée d’environ 40 km avant que l’Association internationale des fédérations d’athlétisme n’en fixe la distance.

Les marathons les plus prestigieux sont ceux des Jeux olympiques d’été (quadriennaux), des Championnats du monde d’athlétisme (biennaux) et ceux des World Marathon Majors (annuels) : Tokyo (fin février), Boston (mi-avril), Londres (fin avril), Berlin (fin septembre), Chicago (mi-octobre) et New York (début novembre).

Le nom de cette épreuve sportive vient d’une anecdote antique. Philippidès, un messager grec, aurait couru de Marathon à Athènes, distance d’environ 40 km, pour annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique en -490. Arrivé à bout de souffle sur l’Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message.

Cette version est contredite par celle de l’historien grec Hérodote ; lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé le messager Phidippidès chercher de l’aide à Sparte, à plus de 220 kilomètres. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les Athéniens combattirent avec les Platéens1Plutarque rapporte des siècles plus tard que, d’après Héraclide du Pont, Thersippos l’Eroeus serait le messager authentique mais que, pour le plus grand nombre, c’est un certain Euclès2 qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire3.images (1)

La distance du marathon moderne est donc à peu près celle qui sépare Marathon d’Athènes. Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes en 1896.

Ce premier marathon olympique moderne est gagné par un berger grec, Spyrídon Loúis, en h 58 min 50 s.

La distance du marathon faisait environ 40 km aux premiers Jeux olympiques modernes. Il faut attendre les Jeux de Londres en 1908 pour que la distance soit fixée à 26 miles terrestres. La fantaisie va faire valoir ses droits : la course doit partir de la pelouse du château de Windsor pour faire plaisir aux enfants de la famille royale, qui veulent assister au départ des concurrents (une douzaine). Mais on décide au dernier moment que l’arrivée doit se faire au White City Stadium, devant la loge royale où Édouard VII est présent. De ce fait, la distance ne tombe plus juste. Elle sera alors fixée à 26 miles et 385 verges, soit 42,195 km.

En 1960, Abebe Bikila courut la distance sans chaussures et gagna, ainsi qu’en 1964 (avec chaussures), où il battit le record en h 12 min 11 s.

Le premier marathon olympique féminin fut celui de Los Angeles, en 1984.

Le marathon occupe une place particulière aux Jeux olympiques d’été, l’épreuve masculine a lieu le dernier jour et la remise des médailles a le privilège unique de se dérouler pendant la cérémonie de clôture.

Depuis les Jeux olympiques d’été de 1960 qui ont vu l’Éthiopien Abebe Bikila remporter l’épreuve de marathon, les athlètes kényans et éthiopiens accaparent les premières places du top 50 mondial dans ce domaine et les records mondiaux depuis 2004.

Plusieurs facteurs ont été proposés pour expliquer cette suprématie :

  • prédisposition génétique (cette hypothèse est invalidée car ces athlètes présentent une grande diversité de génotypes [citation nécessaire])
  • données physiologiques (développement d’une forte capacité d’absorption d’oxygène à la suite de marches et de courses à un âge précoce notamment pour aller à l’école, taux d’hémoglobine et d’hématocrite relativement élevés, développement d’un bon ratio « économie / efficacité métabolique » grâce à un somatotype adapté notamment au niveau des membres inférieurs, fibre musculaire squelettique fine et longiligne adaptée à la course d’endurance et activité enzymatique oxydative (en) supérieure), hypothèses là aussi invalidées car les relevés statistiques de ces données chez le coureur africain et le coureur occidental ne révèlent pas de différence
  • données environnementales (régime alimentaire traditionnel, vie et entraînement en altitude), là encore ces hypothèses sont non suffisantes, les athlètes occidentaux qui adoptent des plans d’entrainement similaires ou qui s’immergent dans les centres d’entrainement kényans et éthiopiens ne parviennent pas à leur niveau
  • données socio-économiques (situation géographique, motivation pour « réussir », influence des parents, de pairs ou de modèles).

Il semble en fait difficile d’isoler un seul de ces facteurs prédominant pour expliquer cette suprématie arfricaine car « les composantes sociales, voire familiales, culturelles, environnementales et génétiques forment un ensemble indissociable ».

Le record du monde est détenu depuis le 28 septembre 2014 par le Kényan Dennis Kimetto qui établit le temps de 2 h 02 min 57 s lors du Marathon de Berlin.

Avec un temps de 2 h 15 min 25 s réalisé à Londres le 13 avril 2003, la Britannique Paula Radcliffe a amélioré son propre record du monde féminin.

La Norvégienne Grete Waitz a battu quatre fois le record du monde dont trois sur trois années consécutives de 1978 à 1980 sur le marathon de New York qu’elle gagnera neuf fois sur onze participations entre 1978 et 1988, créant ainsi des records inégalés. Grete Waitz avec le temps de 2 h 27 min 32 s 6 (21-10-1979) réalise le triple exploit de battre le record du monde, d’être la première femme à finir le marathon à moins d’une heure du premier record établi et enfin de passer sous la barre symbolique des 2 h 30 min.

L’Italien Andrea Cionna détient le record du monde pour un marathonien aveugle, établi en 2 h 31 min 59 s à Rome en 20077,8. Le Sud-Africain Ernst van Dyk détient le record pour un athlète en fauteuil roulant, en 1 h 18 min 27 s au marathon de Boston en 2004.

Le Britannique Fauja Singh détient le record pour un homme de plus de 90 ans. À l’âge de 92 ans, en 2003, il termina un marathon à Toronto en 5 h 40 min 01 s. Le 16 octobre 2011, également à Toronto, il devint le premier centenaire à terminer un marathon, établissant le record du monde pour sa catégorie d’âge en 8 h 25 min 16 s. En 2015, l’Américaine Harriette Thompson établit le record féminin pour les plus de 90 ans en 7 h 24 min 36 s, à San Diego12.

Lors du marathon de Londres 2015, le Britannique Paul Martelletti bat le record du monde du marathon pour un coureur déguisé (Spider-Man). Il termine l’épreuve sous la barre des deux heures et trente minutes en réalisant un temps de h 29 min 57 s.

Lors du marathon de Toronto 2016, le Canadien Ed Whitlock pulvérise le record du monde de la catégorie des 85-90 ans en courant sous la barre des quatre heures, en h 56 min 38 s14. Il décède le 13 mars 2017 d’un cancer de la prostate15.

La meilleure performance européenne est réalisée par le Norvégien Sondre Nordstad Moen en 2 h 05 min 48 s le 1er décembre 2017 lors du marathon de Fukuoka

 

 

Philippidès, Marathon ou ultra-trail ?

Selon la légende couramment admise, en 490 avant J-C, un guerrier grec du nom de Philippidès aurait parcouru la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses. Avant de succomber à son effort. Mais la fable tient autant de la vérité historique que d’un confus amalgame.

La première mention de Philippidès provient des écrits d’Hérodote, connu sous l’honorable sobriquet de « Père de l’Histoire » et qui naquit près de dix ans après la bataille de Marathon. Dans le livre VI de ses Histoires, Hérodote décrit, en -490, une Grèce divisée, composée de cités-Etats, et devant faire face à l’invasion perse par le Nord. Naxos est pillée et ses temples brûlés. Puis la flotte perse fait voile vers Érétrie qui est prise après sept jours de siège. Athènes est la prochaine sur la liste. L’actuelle capitale demande alors de l’aide aux autres cités grecques, et notamment à la vigoureuse et guerrière Sparte. C’est un certain Philippidès qui est chargé de cette requête, en sa qualité d’hémérodrome (porteur de courriers d’état ; facteur en quelque sorte).

Marathon, et Pan !

Philippidès avale alors les plus de deux cents kilomètres qui relient les deux villes. Sur le trajet, il croise la route du dieu Pan – allure de satyre, patron des bergers – sur les pentes du mont Parthénion. Au terme d’une négociation des plus tendues, Philippidès promet la construction d’un autel en échange de l’aide du dieu dans la bataille contre les Perses. L’assistance divine est d’autant plus importante que les Spartiates refusent de venir en aide aux Athéniens, arguant des obligations religieuses en cours.

Sur la plaine de Marathon, située à une quarantaine de kilomètres au nord d’Athènes, la bataille s’engage, opposant 10 000 Grecs (9 000 Athéniens, 1 000 Platéens) à plusieurs dizaines de milliers de Perses. Mieux organisés, les locaux l’emportent si aisément qu’Hérodote rapporte seulement 192 morts du côté grec. Le dieu Pan aura apporté sa pierre à l’édifice ; par ses bruits, il provoque une peur immense chez les Perses, qui agissent alors de manière inconsidérée, comme rendus fous – attitude d’où provient l’expression « panique ». Sur cette note étymologique se conclut l’apport d’Hérodote.

Cinq siècles plus tard, un complément d’informations résulte du philosophe Plutarque. Il affirme qu’après la bataille, « Euclès courut de Marathon, armé, chaud du combat, pour annoncer la victoire aux anciens de la cité qui attendaient assis, anxieux, l’issue de la bataille. Réjouissez-vous, nous vainquons. Sur ce, il mourut et dans la joie son âme le quitta ». Lui-même tient l’histoire d’Héraclide du Pont, philosophe athénien du IVe siècle avant J.-C, dont la majeure partie des textes est aujourd’hui perdue.

Entre mythologue et ultra-trail

Les deux pendants de la légende sont maintenant identifiées : le sacrifice d’Euclès d’un côté, le périple de Philippidès de l’autre. Ensuite, c’est une simple histoire de téléphone arabe, soit un quiproquo qu’on finit par prendre pour argent comptant. L’amalgame entre les deux faits est dû à Lucien de Samosate, rhéteur du IIe siècle de notre ère.

Aucun des chroniqueurs de cette mystérieuse affaire n’a été un contemporain de la bataille de Marathon. Le plus proche est finalement Hérodote, né une dizaine d’année après les évènements. Et l’on parle d’un homme aussi bien qualifié de « père de l’histoire » par Cicéron que de « mythologue » par Aristote. Même si les découvertes historiques récentes tendent à confirmer le sérieux relatif d’Hérodote. Le manque de sources fiables, les textes volontairement moralisateurs, l’absence de Wikipédia : nombreuses sont les raisons qui expliquent les à-peu-près des chroniqueurs successifs. Depuis, on continue de parler de Philippidès comme du premier marathonien alors qu’il semble que son exploit fut encore plus grand : avec son aller-retour entre Athènes et Sparte en quelques jours, il fut le premier ultra-traileur de l’histoire.

Auteur : Jean-Romain Blanc  

Aux origines du Marathon de New York

Ni le plus ancien, ni le plus rapide, le Marathon de New York reste pourtant le plus mythique. Tout cela parce qu’une poignée d’iconoclastes ont décidé de faire ce que tout le monde considérait comme impossible.

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Des fous en sous-vêtements. Dans les années 1960, l’Amérique se déchire autant qu’elle se réinvente : Vietnam, JFK, mouvement des droits civiques, British Invasion, Summer of Love… L’heure est à la contre-culture, à la révolution, à l’amour, à la guerre, à la paix, aux découvertes. Et au milieu de tout cela, à New York, dans le Bronx même, une poignée d’hommes courent aux alentours du Yankee Stadium, T-shirt serré et micro-short, sous le regard interloqué des badauds. La course à pied n’a pas alors le succès d’aujourd’hui, et se cantonne bien souvent aux stades, même si Bill Bowerman, le co-fondateur de Nike et coach de Steve Prefontaine, a ramené l’idée du jogging d’Australie en 1962. Hal Higdon, premier Américain au marathon de Boston en 1964, écrit ainsi dans le New York Times en 1968 : « Aujourd’hui, la majorité des coureurs – ou “joggers“ merci – semble être tranquillement entre deux âges, notre bon groupe bizarre trop vieux pour le LSD et trop jeune pour Medicare »« Il y avait très peu de coureurs à l’époque, confirme George A. Hirsch, coureur précoce, éditeur de longue date de Runner’s World et président de New York Road Runners, l’association qui organise le NYC Marathon. Il y avait une centaine de personnes au marathon de Boston en 1969, et nous pensions que c’était déjà énorme. Surtout, nous étions très dévoués. Tout le monde était très compétitif : personne ne considérait cela comme un loisir, personne n’était là pour perdre du poids. Nous étions un tout petit groupe “hardcore“, un peu bizarre, en dehors de la société. »

Au milieu des fous, Fred Lebow est le roi. Né Fischl Lebowitz en 1932 en Roumanie, il a fui une Europe ravagée par la 2e Guerre Mondiale pour se retrouver à New-York. Il gagne – bien – sa vie en réalisant des contrefaçons de qualité et s’est mis au running pour s’améliorer au tennis, qu’il abandonne bien vite. Lebow court partout, tout le temps, mal, et lentement. Le paradoxe lui convient. « Il n’avait pas de loisir, pas de passion, pas de relation. En revanche, il était extrêmement déterminé », se rappelle Hirsch. Lebow imprimera sa volonté à la course à pied, et à son histoire.

Central Park, 55 finishers

Alors que les sixties touchent à leur fin, le Bronx se refuse un peu plus chaque jour aux coureurs iconoclastes. Le traffic se fait plus présent. « Les enfants nous jetaient des pierres »se remémore Ted Corbitt, légendaire fondeur et président fondateur de New York Road Runners, dans le documentaire Run For Your Life. Heureusement, Lebow a une idée folle : courir dans Central Park. Et une autre encore plus folle : y organiser un marathon. Il ne sera jamais un grand coureur, mais Lebow a l’intuition que son destin est lié à celui de la course à pied. Il veut l’ouvrir au plus grand monde, la rendre publique, médiatique, au grand déplaisir des aficionados de la première heure. Alors en 1970, aidé par Vincent Chiappetta (pour l’organisation) et Ted Corbitt (pour le tracé), Lebow lance le premier « vrai » Marathon de New-York ; d’autres ont existé auparavant, comme le Cherry Tree Marathon.

Avec l’accord du Département des Parcs, la course est fixée au 13 septembre 1970. Pour les 127 coureurs ayant déboursé un dollar d’inscription, à peu près quatre tours et demi sont au programme. Seulement 55 terminent. Grâce aux 300 dollars tirés de la poche de Lebow, tout le monde reçoit une canette de soda, les vainqueurs une montre bon marché. C’est un semi-échec, la foule ne s’étant pas exactement massée pour admirer la compétition. À l’exception des amis et la famille des participants, peu nombreux auront été les curieux. Seulement une centaine de spectateurs ont ainsi assisté à la victoire de Gary Muhrcke en 2:31:38.« Quand on courait à travers Central Park, les gens dans le parc n’était pas vraiment au courant de ce qu’il était en train de se passer » rembobine Hirsch. De fait, si la course se développe quelque peu dans les années à suivre, il faudra attendre l’arrivée d’un nouveau fou pour qu’elle explose véritablement.

La vision de Spitz

Comme Lebow, George Spitz était connu pour son énergie débordante, et aussi pour sa faculté à perdre des élections. En 1975, pour une fois sans course électorale à préparer, il décide de s’attaquer au Marathon de Boston, qu’il termine dans un temps honorable de 3 heures et 20 minutes. Avant de se poser LA question, en New-Yorkais pur et dur : « Si Boston peut avoir un marathon dans les rues de la ville, pourquoi pas New York ? ». Spitz va jusqu’à imaginer une course à travers les cinq arrondissements. Une idée dingue, même pour Lebow. « Jamais la ville ne fermera les rues pour une course » oppose-t-il.

Spitz enclenche alors la machine. Il convainc tout d’abord Percy Sutton, le président de Manhattan et supporteur du marathon de Central Park. Qui à son tour, récupère 25 000 dollars auprès des magnats de l’immobilier Jack et Lewis Rudin. De quoi faire flanchir Lebow et Hirsch, dont le magazine New Times investit 5 000 dollars. Sutton, Lebow et Hirsch vont alors rencontrer le maire, Abraham Beame. Hirsch rembobine : « La ville souffrait d’une crise financière et d’une forte criminalité. Nous avons suggéré que la célébration du bi-centenaire des Etats-Unis, prévu en 1976, soit accompagnée d’un marathon dans les cinq arrondissements. Beame a accepté sans réaliser ce que cela signifiait vraiment. Personne – ni nous, ni les gens dans le bureau du maire – n’a parlé du fait que le marathon puisse devenir un évènement annuel, ou ni a même pensé ».

« Si on devait fermer New York pour un marathon, je devais voir ça »

Fred Lebow se transforme alors en plus grand défenseur de la cause, de réunions en conférence de presse, charmant les fonctionnaires, les politiques, les journalistes et le grand public avec son accent slave et ses grandes idées. Parce qu’il sait que « son » marathon a besoin de têtes d’affiche, il persuade de participer Frank Shorter, médaillé d’argent et d’or aux deux dernières Olympiades, et Bill Rodgers, vainqueur du marathon de Boston l’année précédente. Shorter accepte en partie l’invitation pour « voir si la police pourrait fermer les rues de New York pour une course à pied. Si on devait fermer New York pour un marathon, je devais voir ça ».

Finalement, le 24 octobre 1976, 2002 hommes et 88 femmes s’élancent de Fort Wadsworth sur le côté Staten Island du Verrazano-Narrows Bridge. « C’était extraordinaire, se souvient un Hirsch ému. Il y avait des hélicoptères qui nous survolaient, et énormément de bruit, dans une ambiance de fête. On n’arrivait pas y croire. George (Spitz, ndlr) m’a dit après la course :“Lorsqu’on est sorti du pont et qu’on est entré sur Bay Ridge, il y avait une foule de gens qui nous encourageaient ! J’étais sous le choc, complètement sous le choc !“ Personne n’avait prévu que cela prenne de telles proportions. Après un tel succès, on ne pouvait plus revenir en arrière. » Rodgers s’impose finalement devant Shorter, la première de ses quatre victoires consécutives. L’histoire du Marathon de New York était en marche. Enfin, en course.

Par Charles Alf Lafon