Petit lexique des encouragements du running

Ils sont clamés haut et fort sur les pistes, routes et montagnes, du badaud de passage au fidèle partenaire d’entraînement. Soyez incollables sur les encouragements dans le running, indissociables des ambiances de courses.

Les classiques

Allez allez

L’incontournable, l’universel, le passe-partout, le couteau suisse de l’encouragement. Il se décline à toutes les sauces, pour n’importe qui et n’importe quand, accompagné d’un prénom, d’un nom de club, d’un groupe ou d’un adjectif flatteur. Allez Jean-Michel, allez le stade, allez mon grand… ses déclinaisons sont infinies. Son intonation varie de discrets « allez, allez » proches du chuchotement à une émeute enragée digne de l’Alpe d’Huez sur le Tour de France.

Courage  

Pensée bienveillante du spectateur de passage qui compatit de la souffrance du coureur, tout en se questionnant sur les raisons pour lesquelles ce dernier s’inflige un tel supplice.

Au mental  

Encouragement destiné à provoquer le fameux déclic, le débranchement du cerveau lorsque le moteur est au bord de la panne sèche. Le coureur sort alors les crocs pour dépasser la douleur ou lâche prise pour finir en roue libre, la tête basse. Une chance sur deux pour convaincre.

Relance  

Remarque visant à reprendre du rythme. Utilisée à l’emporte-pièce sur une ligne droite, en côte, en virage ou en descente, son intérêt scientifique reste à prouver, les études montrant qu’elle n’est que rarement suivie d’une accélération fulgurante.

C’est super, c’est bien

L’un des compliments les plus affectueux (ou hypocrite c’est selon), que le coureur soit premier ou dernier, en train de battre son record ou d’anéantir son objectif. Au fond, qui oserait lui dire qu’il est mauvais ?

Pour l’équipe  

Souvent proférée par le coach, cette affirmation doit réveiller la culpabilité et l’esprit collectif qui sommeille en l’athlète. C’est une spécialité des clubs lors de championnats de France et d’épreuves de cross-country où le classement par équipe est un enjeu crucial.

Les conseils

Reste grand  

Conseil de grands experts improvisant un cours sur les fondamentaux. On ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça fait classe. Hautement inefficace pour le coureur focalisé avant tout sur son instinct de survie. Existe aussi en version relâchement et foulée. Taux de réussite : 0,5%

Ne regrette rien

Témoignage philosophique inventé pour éviter que le coureur ne soit plongé dans d’inconsolables regrets existentiels, comme cette fois où il a raté son record pour deux secondes. S’agrémente allègrement d’un « donne-tout ! » en cerise sur le gâteau.

C’est maintenant

Encouragement se substituant à un coup de pied au derrière. Le coureur doit produire son effort pour remonter au classement ou s’offrir un honorable chrono. « C’est ton jour » s’inscrit en variante pour annoncer le futur exploit d’une carrière sportive.

Accroche mon gars

Remarque insistante du coach qui sent que son athlète va bientôt décrocher du wagon pour finir dans le ravin. Elle consiste à coller l’adversaire pour garder le rythme, comme un cycliste sucerait la roue de son prédécesseur. Une aide psychologique indéniable.

Le parcours

Allez, c’est plat là

Traduction littéraire : « T’as intérêt à accélérer ! ». Cette bonne nouvelle d’une portion sans embûches doit donner du baume au coeur et faire allonger une foulée aérienne vers de nouveaux horizons. Un coup de fouet virtuel à la fiabilité hasardeuse.

Dernière côte

C’est l’encouragement du bénévole bienveillant qui vous assure que le bout du tunnel est proche, alors qu’il reste encore 800m de dénivelé positif. Le trailer le remerciera d’abord comme le messie, puis le haïra jusqu’à la ligne d’arrivée.

C’est la fin

C’est l’heure de puiser dans les dernières ressources pour tout donner. Une indication géographique salvatrice mais piégeuse pouvant amener l’athlète à engager son sprint trop tôt, oubliant qu’il reste encore deux virages avant de franchir la ligne d’arrivée.

Hors catégorie

Pense à la bière qui t’attend

Réflexion d’un ami qui espère que la course touche à sa fin pour partager une bonne binouze et un burger. Les calories dépensées seront récupérées en quelques minutes mais son appel est trop fort pour y résister. Succès garanti à tous les coups.

Vas-y mon chouchou  

C’est l’encouragement de la honte qui pousse à se cacher dans le peloton. Si certains en sont fiers, d’autres en font encore des cauchemars. Mamie n’en a pas conscience, mais son dernier « Vas-y mon kiki » lui a fait perdre tout ce qu’il lui restait de dignité.

Auteur et photo : Rémi Blomme

LA COURSE À PIED, ÇA FAIT SUER. ET TANT MIEUX !

Ce n’est pas toujours esthétique, mais c’est rudement efficace : le fait de transpirer est l’un des mécanismes les plus subtils mis à la disposition du coureur. Et la meilleure façon de donner la pleine mesure de ses moyens.

Inutile d’espérer y échapper en ces périodes de fortes chaleurs, quand on s’enfonce dans l’été. Et tant mieux, d’ailleurs : transpirer fait partie intégrante de la panoplie du coureur. Panoplie défensive, même. « Transpirer, c’est indispensable à la régulation interne de la température du corps, qui ne doit surtout pas trop monter », prévient le docteur Jean-Michel Serra, médecin des équipes de France d’athlétisme. Le résultat d’un mécanisme savamment pensé par mère Nature…

Comme un moteur thermique

« Le corps fonctionne comme un réservoir à eau, une eau qu’on utilise pour effectuer des échanges thermiques, poursuit le médecin. Cette eau, en venant se déposer sur la peau via les glandes sudorales, génère un côté rafraîchissant, une sensation de fraîcheur – comme quand on s’asperge d’eau extérieure en courant, ce qui peut être très utile de manière ponctuelle quand on a trop chaud. Du coup, la température monte moins. »

A l’inverse, l’eau à évacuer par la transpiration peut résulter de la production d’énergie. « En effet, l’activité physique produit des calories, et donc de la chaleur interne. Pour en limiter les effets, le corps utilise sa propre eau. Car comme pour les moteurs thermiques, les réactions chimiques qui permettent de produire de l’énergie utilisent de l’eau. »

On en consomme donc beaucoup plus à l’effort, qu’il faut bien évacuer ensuite… « On élimine les deux tiers de la réaction chimique », confirme le docteur. Que ce soit pour se rafraîchir ou pour évacuer l’eau déjà utilisée, la transpiration pointe donc comme un élément central de l’activité physique.

Ne pas limiter le système

En résumé, « transpirer, on n’a pas le choix, reprend Jean-Michel Serra. C’est un mécanisme normal, qu’il ne faut surtout pas chercher à contraindre ou à limiter, comme quand on en voit certains qui courent en K-way par temps chaud en espérant perdre du poids. Cela peut en effet mener à de gros problèmes : ils suent mais n’évacuent pas la chaleur. Comme leur transpiration n’est pas en contact avec l’air, il y a augmentation de la température interne. »

On imagine aisément les risques de surchauffe dans ces cas de figure, avec des conséquences potentiellement graves. « L’être humain a cette possibilité de pouvoir produire de la sueur de toutes les zones du corps, car on a des glandes sudorales partout. En ce sens, nous sommes différents des animaux, des chiens par exemple, qui ne peuvent évacuer la chaleur que par la bouche et la langue. Attention, d’ailleurs : si vous partez courir dix kilomètres avec votre toutou par forte chaleur, vous risquez d’arriver sans chien… » Et de mieux mesurer la chance que vous avez de transpirer.

Comment s’adapter ?

Reste ensuite à s’adapter pour gérer au mieux les contraintes de la transpiration – et il ne sera pas, ici, question d’esthétique ou de bonnes manières, plutôt d’hydratation et de contexte de course. Evidemment, le premier réflexe sera de boire davantage. « Les pertes en sodium et potassium induites par une forte transpiration peuvent être compensées avec des boissons adaptées, comme les eaux pétillantes, en général. Attention toutefois à ne pas trop charger en potassium, qui peut s’avérer dangereux pour le cœur. » Courir torse nu pour moins sentir la chaleur ?

L’effet va souvent à l’inverse du but recherché. « La transpiration sur la peau a tendance à sécher dès qu’il y a un peu de vent, et à bloquer le système, prévient Jean-Michel SerraMais le vrai problème quand on court torse nu, c’est souvent la gestion du soleil et de ses impacts sur l’épiderme. Les coups de soleil peuvent provoquer une brûlure des systèmes internes sous la peau et les glandes sudoripares ont alors du mal à fonctionner. Et si on met de la crème, cela limite la sortie de la transpiration… Mieux vaut porter un tee-shirt qui évacue bien la transpiration, l’enlever et le remettre si besoin. » De même, les ambiances humides et chaudes, dans certains pays, peuvent être un vrai frein à ce phénomène de régulation, limiter la transpiration à cause de la couche d’humidité qui stagne sur la peau. « 30°C et 80 % d’humidité, cela correspond à 40°C en temps normal. Voilà pourquoi il est difficile de courir en zone tropicale. » Autant de paramètres à prendre en compte quand court. Mais en gardant bien à l’esprit que transpirer, c’est faire respirer le moteur…

PEUT-ON ABRÉGER L’ÉCHAUFFEMENT SOUS LA CHALEUR ?

Peut-on moins s’échauffer, ou moins longtemps, sous prétexte que le mercure s’élève, aux beaux jours ? Si l’idée peut sembler relever du bon sens, elle n’en est pas moins fausse…

On soupçonne certains de vouloir en profiter. De raccourcir voire de zapper leur échauffement sous prétexte que hein, bon, il fait déjà assez chaud comme ça, aujourd’hui. Si on sait qu’il est important d’insister sur son échauffement quand il fait froid, d’autres se disent peut-être que l’inverse est envisageable. Mais les choses ne fonctionnent pas forcément de la sorte…

Les structures s’enraidissent

Ici, il est quand même utile de le préciser, « s’échauffer » ne signifie pas « chercher à avoir chaud ». L’idée reste de préparer le corps, dans toutes ses composantes, à l’effort qu’il va fournir. « Il faut en particulier que le système musculo-squelettique et tendineux soit capable de répondre aux exigences, détaille Jean-Michel Serra, médecin des équipes de France d’athlétisme. Or ce n’est pas le fait qu’il fasse chaud qui change grand-chose sur les muscles et les tendons en termes d’élasticité et de capacité à répondre aux attentes. »

Autrement dit, les gammes et tous les exercices spécifiques qu’on réalise pour préparer son corps à l’effort sont tout aussi importants par temps chaud que par temps froid. Et peut-être même plus encore. « Quand on est mal hydraté, et ça peut souvent être le cas par temps chaud, ces structures s’enraidissent, et sont davantage susceptibles de connaître des lésions, des petites blessures. Le temps de chauffe pour que leur élasticité soit optimale face aux sollicitations doit donc être aussi important. »

Raccourcir, éventuellement, le footing

Et au niveau cardio-vasculaire ? Si muscles et tendons réclament autant d’attention, peut-être le système de circulation sanguine est-il lui déjà conditionné à l’effort, la chaleur aidant ? « C’est vrai qu’a priori la chaleur ouvre les vaisseaux sanguins, par dilatation, et peut donc permettre une meilleure circulation sanguine. Le sang oxygéné circule alors mieux vers les différentes structures. » Il est alors imaginable de raccourcir de cinq minutes – mais guère plus – son footing de préparation.

« Mais attention : si on s’apprête à mener un effort violent, en particulier sur les distances courtes, alors le cœur a lui aussi le besoin de se rapprocher progressivement du rythme de la compétition. » Donc de voir son rythme monter doucement au fil d’un échauffement approprié. « D’autant plus qu’on peut avoir un problème de santé sous-jacent qu’on ne connaît pas forcément », prévient le médecin fédéral.

Attention à l’hydratation

En résumé, « les gammes et le travail spécifique doivent rester les mêmes, surtout les gammes, qui peuvent être une vraie source de progression quand les coureurs n’en font pas assez… », reprend Jean-Michel Serra.

Enfin, ne pas oublier que la chaleur joue aussi, on l’a dit, sur l’hydratation. « Même si l’échauffement paraît plus facile qu’en hiver, on perd un peu d’eau. Mieux vaut ne pas attaquer sa séance ou sa compétition avec ce déficit : il faut penser à boire un peu à la fin de l’échauffement. » Une fin de préparation qui se gérera mieux qu’en hiver. En effet, « une fois qu’on est chaud, la lutte contre le refroidissement est moins importante. » Un départ retardé, par exemple, prêtera moins à conséquences. Pour le reste, l’échauffement n’est pas dépendant de la température, ou si peu. Et désolé pour ceux qui prennent l’exercice à la légère…

Contre la maladie de sa fille Zoé, ce papa relève un formidable défi

Nicolas se lance un défi : courir un trail de 47km dans le parc des volcans d’Auvergne pour lutter contre la maladie de sa fille Zoé, atteinte du syndrome de Prader Willi. Une maladie génétique rare et extrêmement complexe. Les symptômes sont très handicapants. Les plus graves étant l’absence de satiété, les troubles de comportement, le retard mental, etc.


Derrière ce défi, il y a un père plein d’espoir qui ne va rien lâcher pour sa fille.


C’est par la course à pied qu’il compte se faire entendre et faire connaître la maladie au grand public. Son objectif ? Récupérer un maximum de fonds pour financer la recherche d’un traitement qui puisse guérir le syndrome de Prader Willi.

Aujourd’hui, cette maladie atteint environ un nouveau-né sur 20 000. Seuls les traitements symptomatiques peuvent faciliter le quotidien : kinésithérapie motrice, psychomotricité, orthophonie, régime alimentaire strict, sport régulier…

Comme les enfants atteints de ce syndrome, j’ai décidé de relever un défi, explique Nicolas. Je vais courir un trail de 47 km, le 4 mars 2018, afin de soutenir la recherche.

Le plus fou ? Le père de Zoé n’a jamais participé à une course auparavant. Un défi qui va lui demander beaucoup d’investissement et d’entraînement. Ainsi, Nicolas et ses proches souhaitent offrir un avenir meilleur à tous les enfants atteints de cette maladie rare. 3 554 € ont déjà été récoltés. Pourquoi ne pas, à votre tour, filer un coup de pouce ? Pour cela, aimez et suivez la page Facebook « Un défi pour Zoé » : vous pourrez suivre l’aventure de ce courageux coureur !

Je fais un don pour Zoé 

Cap sur les Philippines !

Run the World Association

Troisième année, troisième action !

Après la République Dominicaine et le Togo, Run The World Association s’est rendu aux Philippines, où 300 enfants attendaient une paire de lunettes de vue.

Lorsque l’on sait que 80 % de l’apprentissage d’un enfant passe par la vue, nous comprenons que la vision d’un enfant ne doit pas être négligée. Une bonne vision est un enjeu majeur dans la réussite scolaire d’un enfant.

Le 6 mai 2018, nous nous sommes ainsi rendu à Antipolo, aux Philippines, au sein des écoles Mambugan Elementary School I et II, où une cérémonie avait été organisée par les enfants et les professeurs pour l’occasion. Un ophtalmologue était présent pour ausculter les enfants sur place et leur fournir des paires de lunettes, faites sur mesure. Madame la députée d’Antipolo nous a également honoré par sa présence lors de cette journée.

Nous souhaitons remercier au sein de cet article…

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COURSE À PIED ET GROSSESSE

Beaucoup de femmes enceintes se posent la question de la poursuite de leur pratique sportive durant la grossesse. Le Docteur Laurence Vaksmann, gynécologue, sportive accomplie et maman de quatre enfants, nous délivre ses conseils pour vivre harmonieusement la grossesse tout en continuant, dans une certaine mesure, la course à pied.

Il est plus facile de déconseiller que de conseiller la course à pied durant la grossesse. La décision de continuer l’activité sportive doit être prise avec le gynécologue, il existe des grossesses qui nécessitent des précautions particulières qui vous seront indiquées par votre médecin. Dans le cas d’une grossesse classique, la course à pied peut être maintenue jusqu’au quatrième mois sans problème. Bien sûr, on ne parle surtout plus de compétition et le rythme de course doit être réduit. En règle générale à la moindre douleur ou fatigue, il faut s’arrêter!

Jusqu’au quatrième mois de grossesse.
Vous pouvez continuer à courir avec prudence à un rythme ralenti. Tout dépend de l’activité physique que vous aviez au préalable, mais il est inutile, voire même dangereux d’en rajouter sous prétexte que vous serez en arrêt total les mois suivants. Chez certaines athlètes de haut niveau, pratiquant de manière intensive, la grossesse est synonyme de break souvent bénéfique psychologiquement (voir plus bas, le témoignage de Rodica Moroianu).
Au niveau des sensations, votre souffle est plus court et votre cœur plus rapide en raison d’une augmentation du volume sanguin, avant même la prise du premier kilo. Vous observez une augmentation de votre fréquence cardiaque causée par une moins bonne adaptation à l’effort. L’exercice physique est rendu plus difficile car la vascularisation va vers le fœtus. Si vous courez à un rythme trop élevé (supérieur à 150 pulsations/mn), votre cœur va détourner le flux sanguin en direction de vos muscles au détriment du fœtus qui sera alors moins bien nourri.

A partir du quatrième mois jusqu’à l’accouchement.
L’utérus devient lourd et pèse sur la paroi abdominale, les chocs répétés qu’engendre la course à pied peuvent être mauvais pour le bébé.
C’est le moment de choisir le vélo, la marche ou la natation. Le vélo ne devra pas être pratiqué sur terrain accidenté, l’idéal étant le vélo d’appartement pour éviter les chutes. La marche peut être difficile chez certaine femme, l’utérus étant lourd et suspendu, il a tendance à plonger vers l’avant et accentuer les douleurs de dos. Au moindre signal de douleur dans le bas ventre, n’hésitez pas à vous allonger un moment. La natation est la meilleure activité physique ; sans problème de pesanteur, vous vous sentez légère. Evitez la brasse cambrée, préférez les mouvements sur le dos bien à plat pour travailler et étirer dos et jambes. C’est aussi un bon moment de détente.
La reprise après l’accouchement.
Il faut d’abord effectuer la visite médicale post-natale six semaines à deux mois après l’accouchement. Au cours de celle ci le médecin donnera son accord pour la reprise de la course à pied après avoir vérifié la force des muscles du périnée, pour éviter un prolapsus (utérus qui descend) ou une incontinence urinaire à l’effort. Des séances de rééducation périnéale chez un kinésithérapeute peuvent être prescrites. Si vous allaitez votre bébé, la course à pied peut réduire votre quantité de lait.
D’une manière générale, la femme sportive, habituée à l’effort physique, a une grossesse plus facile et récupère souvent plus vite. En revanche, ses abdominaux et périnée plus toniques ne lui procurent pas que des avantages. Ainsi, on constate que nombre d’athlètes doivent à ce statut d’avoir accouché par césarienne ;

L’avis de la championne
Rodica Moroianu
Championne de France de cross en 2002 ; 24ème des championnats du monde de cross en 2001 et 3ème par équipes ; 1h12’33 au semi-marathon en 2001.
Maman d’un petit Alex âgé de 3ans
« Je me suis arrêtée assez vite de courir, à partir du troisième mois je me suis mise au repos quasi complet. En fait, j’avais aussi besoin de souffler et ma grossesse était une bonne raison. J’ai fait un peu de natation et de l’aquajogging pour m’entretenir. Mais comme je suis très active, je ne restais jamais vraiment tranquille, c’est comme cela que je me suis entretenue. L’accouchement a été un peu long, le médecin s’est rendu compte que j’avais les muscles du périnée très forts. S’il l’avait vu avant, il aurait sans doute préconisé une césarienne.
Un mois après l’accouchement j’ai recommencé une activité physique, je faisais de la marche alternée avec des petites séquences de footing (de 5 à10 mn). Au troisième mois, j’attaquais sérieusement une préparation, au quatrième mois les sensations étaient de retour. Quelques mois après (7 mois), je termine quatrième des championnats de France de cross et me qualifie pour les championnats du monde. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que durant cette période, mon corps était plus fort que maintenant. J’avais de meilleures sensations et surtout je récupérais mieux. »
Quant au papa, éminent coureur également, il se porte bien, 8 ème du marathon de Londres Hendrix Ramaala a amélioré sa meilleure performance en 2h 08’58’’.femme-enceinte

La joelette

La «Joëlette» a été baptisée ainsi par son premier utilisateur en hommage à son oncle, Joël Claudel, qui lui avait rendu une plus grande autonomie dans ses déplacements.


Afin d’en faire profiter un maximum de personnes, Joël a sacrifié une majeure partie de son temps pendant l’hiver pour fabriquer dans son atelier les joëlettes utilisées pour les sorties d’Handi Cap Evasion, et entretenir les plus anciennes.
Par ailleurs, plusieurs prototypes ont vu le jour, grâce notamment aux efforts de l’INSA de Lyon. Bon nombre de modifications à la joëlette artisanale ont été proposées (siège baquet, réglage automatique de l’inclinaison du siège, utilisation d’un vérin pour régler l’inclinaison du brancard arrière). Mais la plupart rendaient le modèle plus fragile et moins souple d’utilisation.
Seul le prototype de Daniel Cluze redéveloppé avec l’inventeur, a apporté des éléments suffisants de robustesse et de sécurité.
La Joëlette est simple d’utilisation, facile à ranger et d’un coût abordable.

Cet appareil de transport ne comporte qu’une seule roue et ce qui lui permet de se faufiler dans les sentiers même les plus étroits. Le siège, à adapter en fonction du handicap, est placé au dessus de la roue. Des brancards à l’avant et à l’arrière permettent de faire rouler l’engin et de le porter si nécessaire. Une suspension, un système pour régler la hauteur des brancards en fonction de la pente et un frein complètent l’équipement.

A l’origine la Joëlette était fabriquée de manière artisanale, mais un modèle industriel un peu différent de la Joëlette artisanale que fabriquait Joël Claudel a été mis au point par la société CDRD. Aujourd’hui, cette socièté a été reprise par une entreprise stéphanoise : FERRIOL-MATRAT qui s’efforce d’améliorer le produit :

« La joëlette a été entièrement revue : poids diminué de 11kg et solidité fortement accrue. Devenue pliable pour faciliter le transport, les opérations de montage/démontage sont désormais simplifiées. Depuis peu la nouvelle version de joëlette à bras avant pliables facilite encore plus vos déplacements » (extrait du journal de l’entreprise Ferriol-Matrat)

Et voici un petit aperçu du dernier modèle présenté au salon Handica de Lyon en juin 2007 :

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6 sports complémentaires au running

Courir ? Oui, bien sûr même. Mais s’il fallait trouver des sports complémentaires, quels seraient-ils ? On vous fait découvrir 6 sports qui vont bien avec le running.

1.CROSS-TRAINING

Le cross-training (qu’on appelle aussi circuit-training), c’est le mot à la mode dans l’univers du fitness et du bien-être. Plus qu’un sport, c’est une véritable méthode d’entraînement qui base sa pratique sur des exercices variés et accessibles. Le résultat ? Un entraînement hyper complet et surtout pas répétitif.

Comment ça marche ? On enchaîne des petits exercices de fitness sur des temps courts pour faire travailler tout le corps et ainsi éviter les déséquilibres de chaque exercice.

Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Des entraînements alternatifs à ceux du runner classique, du renforcement musculaire, de la variété pour éviter de trop tirer sur un muscle, la possibilité de vous soigner quand vous vous êtes blessé, mais aussi une augmentation de votre capacité de récupération. Bref, le cross-training, c’est l’entraînement complet par excellence. Atout non-négligeable : il trompe l’ennui.

2. WARRIOR TRAINING

Le warrior training, comme son nom l’indique pour les gens qui auraient un peu trop sécher les cours d’anglais, c’est l’entraînement des guerriers. On ne parle pas des Spartiates, ni des Maasaï. Ici, les guerriers, c’est vous. Tantôt inspiré des entraînements de sports de combat, tantôt des entraînements militaires, le warrior training, c’est surtout un test pour votre mental et votre physique.

Comment ça marche ? Pour commencer, un échauffement musclé qui prépare le corps aux impacts et chocs des exercices. C’est seulement ensuite que le cerveau entre en jeu pour devenir votre meilleur allié. Les exercices s’enchaînent, souvent en groupe, pour tester la cohésion d’équipe, jusqu’à l’épuisement.

Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Un bon test mental, de la réactivité et de la résistance face à un effort violent. Sans oublier un peu de puissance quand il s’agira de mettre des petits coups au départ de votre prochaine course.

3. PILATES

Non, le Pilates ne nous vient pas de la Grèce Antique. Il arrive tout droit de Mönchengladbach, en Allemagne, et porte le nom de son inventeur, Joseph Pilates, qui le développe au début des années 1900. Atteint d’une malformation au thorax, Joseph lutte contre sa maladie en développant une méthode qui rectifie les mauvaises postures et se concentre sur l’importance de la respiration.

Comment ça marche ? La méthode Pilates, c’est une affaire d’harmonie. Effectuer des mouvements sans hâte mais de la manière la plus parfaite, développer d’abord les muscles posturaux et contrôler sa respiration sont les bases de la pratique. Le tout sur tapis ou sur des machines spécifiques.

Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Un meilleur équilibre musculaire et de la souplesse. Mais c’est surtout une très bonne méthode pour entretenir son corps sur le long terme, notamment entre les courses.

4. YOGA

Le yoga, tout le monde connaît. C’est ce petit personnage vert de la saga Star Wars. Plus sérieusement, avant d’être une pratique sportive, le yoga est un des piliers de l’hindouisme qui vise l’unité physique, psychique et spirituel de l’être humain. Un ambitieux programme qui vous fait pencher du bon côté de la force.

Comment ça marche ? Plutôt difficile de limiter le yoga à une méthode tant son histoire est ancienne, ses courants différents, et son implication dans la vie hindouiste importante. En Occident, on retrouve le plus souvent trois étapes de ce chemin de vie qui en font une activité physique à part entière : les postures (asanas en sanskrit), les exercices de respiration (pranayamas) et la méditation (pratyahara). Un exemple, le Flow Yoga enseigné par Hélène Duval en France : une succession de positions différentes très chorégraphiées que l’on exécute dans une salle à 25°C éclairée à la bougie. L’objectif, nettoyer le mental et sculpter son corps avec des cours et des chorégraphies différentes à chaque session.

Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Au niveau physique : une détente de vos muscles, un meilleur contrôle de votre souffle, un renforcement de vos articulations et un dos plus musclé notamment. Au niveau mental : zénitude et concentration. Le mix parfait pour bien aborder une course.

5. FIT’BALLET

À ne pas confondre avec le feet balai, une discipline dérivée du curling qui se pratique uniquement avec les pieds. Le fit’ballet, c’est Octavie Escure qui l’invente. Danseuse et professeur de danse classique, elle élabore une méthode d’entraînement suite à une maladie qui l’empêche de pratiquer la danse à haut niveau. C’est comme ça qu’elle imagine des exercices inspirés de la danse pour remettre son corps en marche, en les adaptant aux danseurs mais aussi aux néophytes.

Comment ça marche ? Le fit’ballet allie les mouvements de renforcement musculaire à la gestuelle du ballet. Des exercices de musculation, la grâce en plus. La musique rythme les différents mouvements, il n’y a plus qu’à vous laisser guider par le son et le coach.

Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Un bon travail de cardio, la danse étant très exigeante à ce niveau. Du renforcement musculaire, une meilleure posture et de la souplesse. Mais surtout, la possibilité de finir une course par une petite arabesque. Classe !

6. HIP-HOP YOGA

Le hip-hop yoga, c’est une variante des enseignements du Yoga Vinyasa, une variante dynamique que les professeurs peuvent adapter à leur guise. La bonne idée ? Les animer avec une playlist qui envoie et des bons gros tubes hip-hop.

Comment ça marche ? Les cours sont pensés comme une performance. Le yoga suit la musique tandis que les professeurs essayent de le rendre le plus fun possible tout en enseignant des méthodes de respiration et de médiation. D’ailleurs, les séances se terminent souvent par dix minutes silencieuses. 1,2,3 roi du silence.
Ce que ça vous apporte en tant que runner ? Comme le yoga, avec le côté fun en plus. Et surtout des petits moves hip-hop pour célébrer votre prochaine meilleure perf.