Comment se ravitailler sur 10K, semi-marathon ou marathon ?

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Que vous soyez aligné sur un 10K, sur semi-marathon ou sur marathon, la stratégie de gestion de vos arrêts aux ravitaillements n’est pas la même… Vous êtes dans les starting-blocks… Le départ est bientôt lancé et vous avez devant vous 1h, 2h, voire même 5h d’effort à fournir ! Quand sera votre prochain arrêt ?

Ravitaillements

Après avoir suivi à la lettre votre plan d’entraînement personnalisé (80% feront l’affaire), adoptez la bonne stratégie de ravitaillement ! Se ravitailler vite et bien n’est pas inné, alors voici quelques précieux conseils.

Informez-vous sur les ravitaillements proposés

Sur le tracé présenté par le site web de l’organisateur, ou visible sur le village départ, vous retrouverez généralement indiquées les zones de ravitaillement. Notez précieusement cette information et regardez les produits proposés. Cela va du basique « eau et sucre » jusqu’à un stand garni de fruits frais ou secs, de pain d’épice, voire de gels et boissons énergétiques. Selon vos habitudes, cela peut vous inciter à emporter vos barres ou gels fétiches.

😉

Info Run Écolo : Les bouteilles d’eau sont plus pratiques que les gobelets pour s’hydrater lors d’une course…mais attention à ne pas les jeter n’importe où. De nombreux organisateurs proposent des zones de déchets avec des poubelles « panier » pour recycler le plastique des bouteilles après leur consommation. Jouez le jeu et la planète vous remerciera 


Ces secondes perdues au ravito, ce sont des minutes gagnées sur votre chrono !


Comment se ravitailler sur 10K ?

Sauf surprise, il ne devrait y avoir qu’un seul ravitaillement situé à mi-parcours. Certains vous diront que l’alimentation n’est pas primordiale sur ce format court et qu’un arrêt n’est donc pas utile au 5ème kilomètre. Pourtant, ce que vous boirez/consommerez peut avoir son effet dans les 3 derniers kilomètres.

Prenez le départ bien hydraté pour ce type d’effort. Si votre objectif de course est supérieur à 1h, un peu d’eau et de sucre seront bien utiles à la mi-course ! Lors des couses pour la chaleur, même modérée, l’hydratation est primordiale pour finir sa course dans les meilleures conditions. Alors n’attendez pas d’avoir soif pour boire, buvez quelques gorgées à mi-course.

Comment se ravitailler sur semi-marathon ?

L’effort à fournir augmente, et s’allonge dans la durée. Les zones de ravitaillements seront généralement au nombre de 2 ou 3 selon les épreuves., ils situeront tous les 5 à 7 kilomètres.

Plus l’effort est long, plus les coureurs à pied verront leur corps se déshydrater et n’auront plus les stocks de sucre nécessaires afin de poursuivre l’effort. Certains runners peu adeptes des face aux barres ou gels énergétiques; préféreront les aliments bruts : des carrés de sucre, des fruits secs ou frais, ou encore les oléagineux. Pourvu qu’il soit riches en calories, c’est avant tout une affaire de goût et d’être capable de mâcher les produits.


Testez le ravitaillement lors de l’entraînement !


Pour ceux qui préfèrent les gels énergétiques, ils seront à diluer en buvant immédiatement 100 à 200 ml d’eau. Pour les coureurs aux estomacs fragiles, essayez de l’ingérer en plusieurs fois avec à chaque fois quelques centilitres d’eau.

Dans tous les cas, testez lors d’un entraînement les produits du ravitaillement. C’est le meilleur moyen d’éviter les surprises.

Plus généralement au niveau de l’hydratation, on préconise de boire 200ml toutes les demi-heures ! Attention à ne pas boire de trop non plus, cela pourrait causer quelques dégâts au niveau de l’estomac.

Comment se ravitailler sur marathon ?

Sur ce type de distance, la gestion des ravitaillements en course est la plus importante ! Cela devient un élément indispensable pour performer. En moyenne, vous partez pour 4h37 d’effort pour parcourir les 42km de cette distance « Reine ».

Les zones de ravito seront présentes tous les 5 kilomètres mais cela peut être la cohue. Evitez les collisions avec les coureurs qui vous entourent. Chaque zone est stratégique, vous ne devez en louper aucun, même le tout premier. Il faut en permanence s’alimenter et s’hydrater car votre corps va consommer de nombreuses ressources énergétique. C’est un peu comme une voiture sur un grand voyage, si on re-fait pas le plein régulièrement, c’est la panne sèche assurée !

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Prenez donc bien le temps de vous ravitailler. Profitez de cet arrêt pour marcher quelques mètres, cela vous fera du bien avant de repartir ! Si vous étiez dans un bon rythme avant la zone, vous pouvez tenter de prendre au vol de l’eau et/ou un aliment sucré mais cela nécessite un peu d’expérience 

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Sachez qu’une bonne gestion des ravitaillements peut vous aider mieux passer le mur du 30èmele moment où vos muscles auront leur stock de sucre au plus bas.


Quelle que soit la distance, renseignez-vous sur le nombre et l’emplacement des zones de ravitaillement.


L’essentiel en quelques mots…

Quelle que soit la distance à parcourir, renseignez-vous sur le nombre, l’emplacement et l’offre alimentaire des zones de ravitaillement. Pensez à bien vous hydrater, surtout la semaine avant la course et quelques heures avant le départ… Ne testez surtout pas lors de la course, cette boisson, cette barre ou ce gel énergétique que vous aurez acheté sur le salon de la course la veille ! Il faut impérativement tester vos équipements ou vos produits nutritionnels en phase de préparation.

Le geste pour la planète que vous soyez sur 10,21 ou 42K

Rien que sur l’épreuve du Marathon de Paris, c’est près de 520 000 bouteilles d’eau qui sont prévues pour le ravitaillement des 40 000 participants… Essayons de ne pas polluer et de réduire les déchets. Visez donc les poubelles qui sont situées à la sortie des passages ravitos. Aussi, si vous ne venez pas à bout de votre bouteille, proposez-la aux coureurs qui en ont besoin autour de vous. Un peu de solidarité, d’entraide et d’écologie, ça ne fait pas de mal !

Ravitaillements running

Les 10 pièges à éviter quand on prépare une course

Une préparation de course est synonyme de respect d’un plan d’entraînement et de rigueur dans la vie de tous les jours. Chacun sa définition de rigueur, bien sûr. Mais parfois, les tentations de s’en écarter sont grandes. Il faut savoir rester fort.

1/ L’embuscade

C’est l’anniversaire de ton coloc, et franchement, tu n’as pas envie de le louper. Tu as réussi à respecter tes 3 sorties par semaine, et s’il y avait les Mondiaux de la rigueur, tu te sentirais favori pour la victoire finale. Confiant, tu estimes que tu pourras prendre un mojito, puis enchaîner sur un virgin mojito, et hop au dodo. Oublie tout de suite. Tu n’y arriveras pas et ta tentative de record personnel devra encore attendre.

2/ L’esquive

Dans ta voiture à 8h du matin, tu penses déjà à ta dernière séance de course en côte, après une journée de boulot tranquille. Sauf que la réunion de 11h te fait bien comprendre que tu ne seras jamais sorti avant 20h. Tu revois tes plans et à 20h30, tu te dis qu’avoir monté les cinq étages de ta boite à pied trois fois dans la journée suffira. Faux ! Fais tes côtes en rentrant, ça ne prend que 30 minutes.

3/ Le dernier McDo

Finalement, tu as fait ta dernière séance de côtes avant la course, et comment. Tu as fait deux séries de plus que prévue, tu te sens plus fort que Justin Gatlin après avoir battu Bolt aux Mondiaux de 2017, et tu te dis qu’un bon McDo sera une belle récompense. C’est pas faux. Mais le dernier McDo que tu t’étais autorisé, c’était il y a deux semaines déjà.

4/ Le foot entre potes

Généralement très tentant, se lancer sur un foot avec les potes à deux semaines de la course est relativement déconseillé. Tu te diras bien, certes, qu’avec la prépa que tu as derrière toi, tu vas tenir l’heure de jeu sans forcer. Tu te vois même à 5 minutes de la fin retourner en défense alors que tes potes sont carbos. Mais n’oublie pas qu’une entorse de la cheville, c’est 6 semaines de repos.

5/ Le déni

L’entraînement fractionné, c’est dur. C’est court, mais ça fait mal. Du coup, tu en viens à te demander à quoi ça sert de sprinter alors que tu t’embarques dans une course de 10 km, un semi ou un marathon. Surtout que tu ne vises pas une place précise qui t’obligerait à sprinter avant la ligne d’arrivée. Le raisonnement se tient. Mais trouver des arguments dans l’unique but de nier la vérité n’a jamais fait avancer les choses. L’illustre Emil Zátopek l’avait expliqué, les entraîneurs le confirment, et ton cœur te remerciera d’en avoir bavé à l’entraînement, surtout sur les derniers kilomètres.

6/ La procrastination

Tu avais prévu de faire des exercices de gainage aujourd’hui, mais tu te souviens de la douleur que tu as ressentie la dernière fois que tu les as tentés. Tu ne te sens pas dans un bon jour, et demain sera meilleur. Sache que procrastiner est facile, et on y prend rapidement goût. Alors, aventure-toi dans ces exercices de gainage. Et pense au reflet du miroir quand ton ventre y fera face en fin de séance. Ça fait toujours plaisir.

7/ La météo

Quel temps pourri. Il pleut, et tu as passé une journée désastreuse. Tu te dis que tu n’as pas mérité d’aller te tremper en courant sous la pluie. Une petite session Netflix est plus alléchante qu’un run sous la pluie, c’est clair. Mais si tu prends tes chaussures et ton imper pour aller courir, tu connaîtras cette sensation, difficile mais gratifiante, de combattre les éléments pour arriver à bout de ta séance. Et si ça arrive le jour de la course, tu t’en réjouiras au lieu d’accuser le coup.

8/ L’excès de chauffe

Ta sortie se passe très bien. Tellement bien qu’à la fin, tu décides de la prolonger de moitié car avec un mois et demi de prépa bien géré derrière toi, ton corps en redemande. Ton cerveau aussi d’ailleurs. Tu te demandes jusqu’où tu peux aller. Le sentiment et la démarche sont bons mais dans ces cas-là, il faut savoir garder raison. Va un peu plus loin, mais tâche de ne pas aller trop loin. Foirer une prépa pour un excès de chauffe, ça arrive vite. Fais donc en sorte que ça ne t’arrive pas.

9/ La folie du salon

La veille des courses importantes, il y a toujours un salon qui présente tout un tas de produits aux vertus miraculeuses. Comme les gels à consommer pendant la course, qui promettent une regain d’énergie immédiat. Et c’est pas faux, sauf qu’il y a un problème : les gels, c’est comme l’auto-tune, soit ça passe, soit ça ne passe pas. Et quand ça ne passe pas, ça ne passe vraiment pas. Impossible de faire avec, et les toilettes sont ta seule porte de sortie. Alors si tu n’as pas testé ce type d’alimentation, ne le fais surtout pas le jour de la course.

10/ Le péché d’orgueil

Cadencée comme une Breitling, ta sortie longue est un fleuve tranquille. Jusqu’à ce que tu te fasses doubler par cette personne hautaine et condescendante – selon ton ressenti, et il ne peut pas être mis en doute. Tu es vexé. Tu pars dans une remontada dantesque, tu le doubles en faisant mine de ne pas forcer, et tu tiens même le rythme. Pas question de subir un nouvel affront. Jusqu’à ce que ça coince. Un genou, une cheville, un muscle, le cardio… Erreur fatale, regret total. Lorsque cette personne te double, l’humilité est la meilleure des réponses.

Par : Guillaume Depasse

LA PARIS SAINT GERMAIN

Présentation

Paris-Saint-Germain-en-Laye et ses courses associées vous donnent rendez-vous entre bords de Seine, histoire et patrimoine.En Mai, aux couleurs du printemps, ces traversées depuis le Bois de Boulogne jusqu’à la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye pour certains, de Rueil-Malmaison jusqu’à cette même terrasse pour d’autres, offriront un décor urbain et nature et un terrain de jeu unique aux 6000 participants attendus.

Chacun trouvera « course à son pied » et à son envie…

Vous pourrez participer soit à la 10ème édition de Paris-Saint-Germain-en-Laye La course, et son parcours atypique que l’on ne vous présente plus, soit vous inscrire et c’est nouveau, au 10 km entre Chatou et Saint-Germain-en-Laye.

Les entreprises, les amis, les clubs : La course à pied connaît un fort engouement et un véritable développement. Ces deux épreuves sont de formidables supports pour défendre les couleurs de votre entreprise, de votre club, de votre ville ou simplement courir entre collègues, amis ou en famille. Informez les personnes autour de vous, plus une minute à perdre… la préparation commence bientôt.

Nous vous attendons, rejoignez-nous pour fêter ensemble la 10ème édition de notre classique du printemps, Paris-Saint-Germain-en-Laye La course et sa nouvelle épreuve associée.

Ce fut une course trés spéciale pour moi car c’était ma premiére course depuis ma fracture au poignet.C’était trés compliqué aprés 6 semaines d’arret car j’avais toujours mal à mon poignet endormi.

Pour ceux qui ne conaissent pas la course, la paris-saint germain est une course trés exigente car il y a 2 superbes côtes à Suresnes et à Saint Germain.

Sinon le parcours était sympa car on suivait les bords de la seine à partir de rueil malmaison.Les organisateurs ont pensé à nous faire partir à 8 h mat.

Ils ont bien fait les choses car il fait souvent trés chaud à cette date là.

Bonne iniative de l’organisation.

Les 5 courses les plus froides de la planète

Si vous avez déjà froid, enfilez un bon gros pull avant de lire cet article.

courses les plus froides


Notre Top 5

Ça y est, les températures baissent pour de bon, ce n’est pas encore l’hiver mais il devient déjà plus compliqué de courir seulement en short et en t-shirt. Mais connaissez-vous vraiment le froid, l’authentique ?

Nous avons compilé pour vous les courses les plus glaciales et extrêmes de la planète.

 

1- Le marathon du Pôle Nord

Température : De -25 à -40°C, jusqu’a -60°C en cas de vent

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D’après les témoignages d’anciens participants, les principales difficultés seraient de maintenir ses pieds en bonne condition ainsi que de supporter les températures glaciales (qui peuvent atteindre – 60 °C en cas de blizzard).

L’épreuve a été sacrée « course la plus froide du monde », seulement 200 personnes y ont participé en 15 ans !

Les organisateurs ont tout prévu, jusqu’à la présence de personnel pour éviter les attaques d’ours polaires…pourquoi pas après tout !

Alors, prêt ?

 

2 – Le marathon des glaces en Antarctique 

Température : -20°Cice-marathon

Vous souhaitez maintenant courir au pôle sud ? Pas de soucis, voici le petit frère du Marathon du Pôle Nord, il y fait un peu plus chaud, -20°C en moyenne et la course s’est déroulé en novembre.

Au programme de la neige à foison, des plaques de glaces et parfois un vent de face soufflant à 45 km/h.

Il vous faudra débourser la bagatelle de 13,500€ afin d’obtenir votre dossard. La somme couvre entre autres les frais de transport (un jet emmène la trentaine de participants du Chili jusqu’à l’Union Glacier en Antarctique).

On planche déjà sur un plan d’entraînement FREQUENCE Running pour vous y préparer ! 😉

 

3 – L’ultra de l’Antarctique

Temperature: -20C

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Les organisateurs du marathon des glaces se sont dit qu’il était dommage de se rendre au Pôle Sud pour une seule course. Ils ont décidé de prolonger le plaisir et d‘organiser un Ultra le lendemain.

Les participants courent donc 100km au total entre le marathon qui a eu lieu le 1er décembre et l’ultra qui s’est déroulé le 2 décembre.

Pour cette course extrême, certains n’ont pas hésités à sortir les grands moyens. En 2007, l’athlète Christian Schiester se fait fabriquer par la NASA une combinaison de protection contre le froid. Il remportera l’épreuve en 19h 58m 14s.

En 2011 c’est le français Clément Thévenet qui a remporté le marathon et l’ultra 100k. Une belle prouesse quand on voit les conditions auxquelles il faut faire face !

4 – Marathon du lac Baïkal

Température : -30°Cbaikal-marathon2016-10-20-a-15-56-35

Se déroulant sur la plus grande réserve d’eau douce naturelle mondiale (260 fois le lac Léman), le marathon du lac Baïkal est une épreuve unique et complexe.

Le marathon se déroule sur une couche de glace d’1,20m d’épaisseur au-dessus de certains endroits du lac pouvant atteindre 1600m de profondeur. Une paire de chaussure spéciale et une préparation solide sont requises pour participer.

Les températures peuvent descendre jusqu’à -30°C, compliquant la tâche aux quelques 200 participants qui s’y pressent chaque année. Sachez que les meilleurs runners arrivent à le courir à 50% de leur allure habituelle à cause des conditions difficiles.

Si vous ne vous sentez pas trop capable de finir le marathon, sachez qu’il est aussi décliné en semi, en vous inscrivant ce sera aussi l’occasion de faire une bonne action, puisqu’une partie des fonds récolté sert à la préservation du lac.

5 – L’Ultra 6633

Température : -30 à -40°C, des rafales de vent jusqu’a -78°Crunultra_gavan-hennigan-follow-up-article_emily-like-02

Pour les personnes qui n’en ont pas eu assez, voici maintenant l’Ultra 6633 !

Une des courses les plus froides, venteuse et extrême selon la description de leur site.

Vous pouvez courir au choix de 190 à 560 km lors d’une épreuve en auto suffisance où chaque participant doit transporter sa nourriture, son matériel et ses vêtements avec lui.

La température varie de -30à -40°C, cependant en cas de vent le thermomètre s’affole. Les organisateurs on relevés -78°C sur une portion exposée au vent l’année la plus froide.

 

En bonus, la video de l’édition 2016 du marathon du Pôle Nord

https://player.vimeo.com/video/166506972

 

Triche, drogue & marathons

Shéhérazade serait jalouse de ces histoires. Un cocktail whiskey, champagne, vin rouge, un flirt avec la mort ou un goût prononcé pour la triche, pour tout cela les premiers marathons olympiques sont mythiques.

C’était à la bonne franquette. Au début des Jeux modernes en 1896, le marathon était un peu organisé « à la one again » comme dirait l’autre, c’est-à-dire n’importe comment. Si Pierre de Coubertin et Michel Bréal avaient fixé quelques conditions à respecter comme ne pas être professionnel pour avoir le droit de participer, le laxisme de certaines réglementations ont donné place à des scènes incongrues. Sur les quatre premières éditions, on trouve quelques pépites dignes de Benny Hill dans le dénouement du marathon olympique. Voyez plutôt.

Tout pour la Grèce

Naturellement, l’Histoire lie éternellement le marathon à la Grèce, au point d’y réaliser les premiers Jeux Olympiques de 1896. Et la beauté du sport fait que Spyrídon Loúis, athlète grec, est à jamais le premier à inscrire son nom au palmarès de la course olympique devant son public. Un grec qui gagne une course grecque en Grèce, comment dire… Selon Charlie Lovett, écrivain britannique de Olympic Marathon, c’est l’engouement que suscite la victoire d’un marathonien local qui a permis à la discipline de traverser les décennies jusqu’à aujourd’hui. Ce qui explique peut-être la disqualification avant le départ de Carlo Airoldi, professionnel italien de l’époque, pour, justement, son statut de coureur expérimenté. Ou encore que l’ensemble des dix-sept participants n’était composé que de quatre coureurs étrangers – un Anglais, un Australien, un Français et un Hongrois – qui, eux, n’ont pu se préparer sur le parcours officiel comme l’ont fait les treize autres. À bat la théorie du complot ! C’est en réalité une série de mésaventures qui a provoqué le dénouement final, notamment un cycliste qui fauche le tricolore Albin Lermusiaux pendant que les trois autres étrangers abandonnent de fatigue à quelques kilomètres de l’arrivée. Spyrídon Loúis, premier des Grecs derrière le quatuor, profite de l’aubaine pour s’imposer. Le tout après avoir siroté un verre de rouge au tiers de la course en assurant aux badauds, selon l’auteur Charlie Lovett, qu’il gagnerait cette course…

« Et si on testait les limites de l’hydratation chez les coureurs ? » 

La mort ou la strychnine

« Insensé », « désastreux », « fou », les superlatifs à l’effigie du marathon olympique de 1904, aux États-Unis, sont pléthoriques pour les journalistes du début du siècle. Outre le fait qu’ils devaient se défier au milieu du trafic, des trains, tramways et piétons, les coureurs ont droit à 32°C au mercure, le tout couvert par deux seuls points de ravitaillement ; un choix volontaire de l’organisateur James Edward Sullivan pour étudier la déshydratation chez les candidats. Mythique. 40 bornes plus tard, le bilan final est aussi rocambolesque que la course elle-même. Un coureur manque de mourir par inhalation prolongée de poussière, un Cubain s’intoxique avec des pommes pourries, un Américain gagne par triche et encore un, l’emporte par dopage. Mais des deux vainqueurs, il n’en restera qu’un. Fred Lorz se voit déshérité de son succès après que sa supercherie est révélée : épuisé dès le quatorzième kilomètre, il monte dans une voiture balais pour reprendre dix-huit bornes plus loin et passer l’arrivée comme une fleur. De sa malhonnêteté découle le couronnement de son compatriote Thomas Hicks, désarçonné par la fatigue et apte à avancer par la double injection de strychnine, bon stimulant du système nerveux et, accessoirement, poison mortel. Les coachs du malheureux ne voulaient pas qu’il s’arrête. Pari réussi : à défaut de tenir debout, le marathonien passe la ligne d’arrivée porté par ses supporteurs, remuant les pieds dans le vide sous l’effet des hallucinations du poison. (Non le dopage n’était pas encore interdit)

Derrière l’oreille

1908 marque le marathon comme l’année où la distance passe officiellement à 42,195 km. Au-delà des caprices de la maison de Windsor, c’est aussi le destin tragique d’un Italien qui rend mémorable l’édition de Londres. Derrière la musicalité de son nom, Dorando Pietri, petit bout d’1,59m, est pour toujours le premier à avoir passé l’arrivée du premier « vrai » marathon. À ceci près qu’il est absent du classement officiel de la course. La faute à une disqualification pour avoir été aidé à surmonter un effort exhaustif et, comme tous les quatre ans, une déshydratation fatale. L’Italien, qui parvient à atteindre le stade pour le dernier kilomètre et demi de course, se trompe de sens dans le plus grand manque de lucidité. Remis sur le droit chemin par des officiels, il s’effondre à quatre reprises et est relevé autant de fois sur les 350 derniers mètres. Une distance qu’il met dix minutes à parcourir, soutenu par un médecin irlandais et un organisateur britannique sur la ligne l’arrivée. La foule salue l’effort, l’exploit et les valeurs sportives d’un moment émotionnellement fort. Sauf que, quelques secondes après, débarque l’Américain Johnny Hayes, décidé à appliquer les règles qui stipulent qu’aucune aide extérieure n’est autorisée. La victoire lui revient alors et Hayes devient le premier détenteur du record du marathon. Mais comme dans les films, un rendez-vous officieux est organisé en novembre de la même année pour départager les deux hommes. Dorando Pietri y a prouvé qu’il avait bien les plus gros chronomètres.

Où est Shizo ?

C’est resté un mystère non élucidé pendant un demi-siècle. Lors du marathon olympique de Stockholm de 1912, le Japonais Shizo Kanakuri, second représentant de son pays dans ces Jeux, fait partie des trente-trois marathoniens que la chaleur éprouvante du jour (30°C) pousse à abandonner. Problème, il n’a jamais été retrouvé par les officiels. En 1967, la vérité est révélée. Au 27e kilomètre, éreinté, le nippon trouve refuge à la terrasse d’une maison où il s’abreuve de jus de fruit, attablé avec ses hôtes. Gagné par la honte, il retourne immédiatement vers l’Orient sans jamais donner de nouvelles à personne et continue sa vie de marathonien au point de participer aux Jeux de 1920 et 1924 incognito. À l’inverse au Japon, il est une véritable personnalité de la course à pied et créateur d’une course mythique de 218 km, l’Hakone Ekiden. C’est ainsi qu’il sera invité en 1967, par le comité olympique suédois, à venir terminer sa course, soit 54 ans, 8 mois, 6 jours, 5 heures, 32 minutes et 20 secondes après son départ.

La course des mariés

Afin de remporter une lune de miel et une flopée de cadeaux, 300 futurs mariés se sont affrontés en tenue de cérémonie sur le tarmac de Bangkok, sous un solide 37°C.

Si l’amour peut déplacer des montagnes, il peut aussi pousser à parcourir deux kilomètres au pas de course en tenue de noce sous un soleil de plomb. L’amour, ou l’appât du gain. En jeu : un mariage clé en main au Marriot, une lune de miel aux Maldives, des bagues en or blanc mais aussi des après-midis au spa pour celle qui franchira la ligne d’arrivée en tête. La Eazy Running With The Bride, organisée par la radio nationale thaïlandaise Eazy FM depuis six ans, n’est pas vraiment une simple course. S’il est évidemment question de courir, il faut aussi assurer au test de culture générale pour ces dames, alors que le futur époux devra lui répondre présent lors du lancer de bouquet et sera chargé de la recherche d’une bague cachée dans un lot d’œufs en plastique. Tout un programme (et un premier prix d’une valeur de 50 000 euros) qui a attiré plus de 300 couples en cette chaude journée de décembre devant le grand centre commercial SHOW DC, au sud de Bangkok. Une participation record qui ravit les organisateurs : « Au tout début lorsque nous avons commencé il n’y avait que 20 couples, cette année ils sont 300, c’est incroyable. Nous aimerions vraiment rendre cette course internationale mais le gouvernement thaïlandais ne nous a pas encore donné l’autorisation pour les visas ».

Dents blanches et show à l’américaine

Si la course peut paraitre insolite, les équipes n’ont pas lésiné sur les moyens. Deux écrans géants installés sur la façade du centre commercial permettent de suivre la progression du run en direct, tandis qu’une équipe technique accompagne les mariées à moto. En amont, les participants ont suivi un training de deux jours entrecoupé de soirées animées par des DJ locaux. Tous les ingrédients d’un show à l’américaine sont réunis : musique, mascotte, stand et jeux pour les mariés, extrapolation des sourires, pause clichée des participants devant les caméras. Bienvenue à Bangkollywood. Si l’instant est à la décontraction, le règlement lui est strict, aucune robe courte n’est tolérée ainsi qu’aucun bermuda ou jean pour les garçons, et voile obligatoire pour la mariée. Un respect du traditionnel exigé mis à part pour les baskets autorisées pour la course.

Alors que certains ont loué leur tenue pour pouvoir participer, d’autres n’ont pas hésité à acheter leur total look pour l’occasion. C’est le cas de Premwadee, qui est venue spécialement de Singapour avec son bien aimé : « Nous sommes le seul couple étranger cette année et j’espère que nous allons gagner. Je m’entraine tous les soirs après le travail, je cours avec mes collègues 8 km par jour ». Son promis Gavin, lui avoue ne pas s’être préparé et compte sur sa douce : « C’est une coureuse régulière elle va y arriver ». Il s’est en revanche chargé des formalités en faisant des aller-retours entre Singapour et Bangkok pour régler leurs visas. 

À 16h30, des kilos de dentelles et de satins s’élancent. Dans l’air traine une odeur entêtante de baume du tigre, deux hôtesses en mini-short s’étant attelées à masser les joggeuses devant leur stand. Robes relevées et baskets aux pieds, les futures épouses ont dégainé leurs dents blanches durant toute la course pour assurer le show face aux photographes venus en nombre. Une sorte d’entrainement pour le jour J sûrement. Si certaines ont marché dès les premières minutes, d’autres ont pu compter sur leur bien-aimé pour les porter lors des derniers mètres. Melle Naree Pawasan et Mr Suppalerk Chalernpol eux n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires en remportant la course en 18min et 58 secondes. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard que le dernier couple franchira la ligne d’arrivée en slalomant à travers les balais des ramasseurs de confettis avec le sens du devoir accompli, celui d’avoir trouvé l’amour et de ne plus courir… après.

Auteur : Hanadi Mostefa, à Bangkok

AR pour l’amour

Véritables communautés de la transpi, les teams de runners sont le creuset de multiples rencontres. Amour, boire et trotter : la drague en baskets est-elle devenue un sport à part entière ?

Hier, le running se pratiquait plutôt le dimanche, en solitaire. Aujourd’hui, surtout dans les métropoles, il est devenu plus communautaire, à mesure que les marques de sport développent des équipes à leurs couleurs. Plus que des clubs stricto sensu, on parle plutôt de bandes de copains qui font la fête après l’effort, partent en week-end ensemble et partagent leurs photos sur les réseaux sociaux. Âgés en moyenne de 25 à 35 ans, beaucoup d’entre eux sont célibataires et, surtout, la mixité est réelle. Un terrain propice aux rencontres. Stephen des Aulnois, leader des Adidas Runners République le confirme, « ça pécho sévère dans les teams et entre les teams ». Et d’illustrer : « Un coéquipier a lancé un jeu sur notre groupe Facebook : “Taguez un pote qui a déjà pécho quelqu’un dans une boost (sans dire avec qui). All-team autorisées.”… La publication a suscité 224 commentaires ! »

Les codes de la drague en baskets

Courir et bavarder ne sont pas incompatibles, mais la drague se pratique surtout à l’arrêt. L’after run serait la fenêtre de tir parfaite, alcool et fête fluidifiant les échanges. À chaque équipe son QG, à la fois point de ralliement et de rencontre. Pour Grégory, 32 ans, AR Sentier, c’est le MKP : « On arrive après la course et on se change, le bar se transforme en vestiaire. »Camille, jeune recrue des Champs-Élysées, prend elle la direction du O’Sullivans : « Le rendez-vous du mardi est le plus convivial. On se retrouve au pub, on débrief, on boit, on mange. Les liens se tissent rapidement. » L’excuse de la curiosité sportive permet en effet de briser plus facilement la glace.

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Extraits d’un dialogue entendu au MKP :
– Ah ouais, pas facile aujourd’hui. J’étais en phase de récup’ après avoir couru 18 bornes hier, ca tire un peu.
– M’en parle pas, je vais jamais tenir ma prépa marathon.
– Tu vises combien ?
– 3h30, et toi ?
– 3h15, je vais essayer de battre mon RP de Berlin.
– Pas mal !
– Ca te dirait qu’on aille courir un de ces quatre ? Ca pourrait être pas mal pour se motiver.
– Pourquoi pas ?!
– (etc)

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Drague numérique contre drague lactique

Certains coureurs (de jupons), parfois issus d’autres équipes, ne viennent que pour ces afters. Nicolas, la vingtaine, ne s’en cache pas. « La plupart des célibataires de ma génération passent leur temps sur Tinder. Ils ne bougent pas de chez eux et posent des likes à la chaîne. Ils sont souvent lourds et s’étonnent de ne pas baiser. » Lui préfère se sociabiliser et lier l’utile à l’agréable. Un dragueur à la ville le reste en jogging. « Avec l’effort, on a libéré plein d’endorphines. Les filles sont plus ouvertes. Les aborder avec le prétexte du sport, dans un cercle familier qui les rassure, c’est subtil et plus humain. » La discrétion est sa meilleure arme. « Le revers de la médaille, ce sont les rumeurs. Jusqu’ici, je n’ai couché qu’avec des runneuses qui n’étaient pas de mon clan. »

Comme il y a des coureurs épuisés au bout des 5 KM et des adeptes de la sortie longue, l’éventail des possibles romantiques est tout aussi large, des coups d’un soir aux belles histoires, avec parfois bébé inclus. Grégory a rencontré Sandrine à l’issue d’un multirun. Il était de la team Pigalle, elle de Sentier. « Je ne la connaissais pas. J’ai demandé à un copain de me présenter. J’avais trop couru et trop bu. Je lui ai donné mon numéro, mais elle n’était pas sûre de me rappeler… Elle est devenue ma compagne et la mère de mon enfant. » Deux ans d’amour plus tard, ils habitent et courent ensemble – plus pratique. « Je connais aussi des runners qui ont changé d’équipe pour celles de leurs copines parce qu’ils en avaient marre de la rivalité ! »

L’amour des leggings et du poker

Au-delà de l’effet de groupe, les phénomènes chimiques à l’œuvre pendant la course sont des stimulants. D’abord, l’apparence compte. Les tenues moulantes, parfois dénudées, nourrissent les fantasmes contemporains. « Il y a une forme de fétichisme à travers le headband, le legging, les shortys, » analyse Stephen, évoquant un érotisme involontaire. Selon Alix, trentenaire originaire de Lyon, le running va de pair avec un culte du corps : « Courir montre que tu te préoccupes de ton bien-être, mental et physique, que tu en veux, ce qui est séduisant. »

Et puis la confrontation éveille le désir. Pendant les compétitions, les participants peuvent attendre le départ plusieurs heures, et les plus audacieux en profitent. « Mais ça reste gentil, » précise Alix. « Aux 20 km de Paris, un mec m’a lâché en rigolant : “Prends mon 06, on se voit à l’arrivée”. » Passé la ligne d’arrivée, le temps des collations devient celui des « Ça va ? Ça s’est bien passé ? C’est quoi ton temps ? Tu cours souvent ? ». Plus à l’aise en équipe, Nicolas trouve ce genre d’approche hasardeux : « Si on repère quelqu’un dans un marathon, il faut se montrer réactif et brillant car on risque de ne jamais la recroiser. C’est du poker. » Il préconise le culot et l’humour. « Je me souviens avoir demandé à une coureuse qu’on échange nos numéros de dossard. Finalement c’est son téléphone que j’ai récupéré. »

De rivaux à Marivaux

Camille a expérimenté une certaine tension sexuelle quand elle s’est mesurée à son ex. « Plusieurs mois après notre séparation, je lui ai souhaité la bonne année et il m’a invitée à courir avec lui. » Elle aurait refusé un verre, mais se sentait confiante sur le terrain de la performance. Quelque part, c’était une revanche et un moyen de se reconnecter avec lui. « Bien sûr, je n’ai pas mis la tenue la plus moche. Ma sueur a coulé et mon mascara avec. Mais je m’en moquais, je voulais le battre et c’est là que se jouait la séduction. » Pendant la course, il a accéléré pour voir si elle allait le rattraper. Elle l’a fait, pour mieux le laisser repartir. En amour comme en running, il y a des limites.

Auteur : Ariane Picoche  

Pour ou contre courir en competition avec des écouteurs.

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Depuis que je cours je n’ai pas eu besoin de courir en compétition avec des écouteurs.Pourtant comme vous le savez j’ai couru 19 marathons dans ma carriére.Quand je m’entraine il m’arrive d’écouter de la musique pendant des sorties longues.D’aprés les réglements il est interdit d’écouter de la musique pendant les compétitions des course sur routes.

Pourtant je croise souvent pendant les courses sur route des coureurs écoutant de la musique.Je trouve cela dommage car c’est une pratique qui gache la fête.Bon c’est un point de vue personnel.Ils sont dans leur bulle et ils n’écoutent pas les consignes de course où des coureurs pendant la course.Etes vous pour où contre d’écouter la musique pendant la course.En plus c’est prouvé qu’écouter de la musique améliore la performance.