Tout le monde peux courir

La mode du running bat son plein. Il n’y a qu’à voir la prolifération du nombre de courses organisées en France: plus de 5000 chaque année, selon une estimation LSA en 2013. Et c’est presque à une propagande des marques de sport à laquelle on assiste… «Si tu peux courir 1,6km, fais une course, cours un marathon. Just do it (Fais-le, ndlr)» ou «Si tu peux courir les magasins, tu peux courir ce matin», clame Nike.

Motiver les troupes, c’est bien, d’autant plus que des scientifiques de l’université de Cambridge ont prouvé en janvier dernier que le manque d’activité physique cause deux fois plus de décès que l’obésité. Mais cela n’exclut pas les risques de blessures. «Je me suis fait une élongation au semi-marathon de Paris en 2014 qui m’a empêchée de participer au marathon de Paris 2015. J’étais trop fatiguée, j’ai trop tiré sur la corde, j’ai abusé», témoigne Karine Le Marchand, animatrice accro à la course à pied.

Selon l’étude «Reasons to Run» d’Asics, réalisée en 2009 par l’institut international Synovate, les Français sont des coureurs tellement «heureux» qu’ils sont très détendus dans leur pratique sportive et ne prennent pas de précautions contre les blessures. «La plupart des gens se préparent avant de prendre le départ d’une course. Mais la blessure peut arriver sur quelqu’un qui s’est bien entrainé», explique Marilyne Berthet, kinésithérapeute de l’Equipe de France de trail.

Pour éviter son apparition, il faut ainsi écouter son corps… En 2007, une campagne Reebok en avait d’ailleurs bien saisi l’importance et sermonnait: «Arrête de courir avant de t’écrouler. Run Easy.» Si les accidents subsistent, les blessures relèvent plutôt de la «bobologie du type entorse», assure Jean-Marc Fresnel, président de la course Paris-Versailles.

Toutefois, «il ne faut pas arriver sur une course la fleur au fusil, on peut se faire des claquages, des tendinites, etc. Plus on court, plus on apprend à connaître son corps et jusqu’où on peut le pousser. Le psychologique fait aussi une grande part dans toutes les courses. C’est 50/50», raconte Maud Gobert, athlète sacrée championne du monde de trail en 2011. Ainsi, Harriette Thompson, une Américaine de 92 ans, a bouclé le marathon de San Diego le 31 mai dernier. Si la nonagénaire n’en est pas à son premier, elle démontre qu’avec un peu d’entrainement et une bonne hygiène de vie, la course à pied est accessible au plus grande nombre.

«Des parcours d’une dizaine de kilomètres peuvent facilement être réalisés par qui fait régulièrement une activité sportive. On parle de quelqu’un qui s’entraine deux à trois fois par semaine», précise la kinésithérapeute. Un avis qui rejoint les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’hôpital Frederiksberg de Copenhague. Publiée en février dernier dans la revue Journal Of American College Of Cardiology, elle observe que 2h30 d’efforts par semaine répartis sur trois séances sont les conditions optimales de la pratique du jogging.

«Lorsque l’on courre, le facteur le plus important c’est la météo, alerte Jean-Marc Fresnel. La chaleur et la pollution influent. Et si l’on est en forêt, le taux d’humidité peut être dangereux car il assèche beaucoup.» De fait, adopter une tenue adéquate s’avère également très important quand il s’agit de courir. Comme dans la vie en général, dans le running il ne faut donc «pas brûler les étapes. Tout le monde peut le faire, il suffit de s’en donner les moyens», conclut Maud Gobert.

Mon avis :

Courir n’est pas simplement une mode .On peux simplement  courir sans but précis mais à la longue c’est plus dur de se motiver.

Tout etre humain peux courir qu’il soit mince ou non.Pour rester motiver il faut mieux avoir un objectif en téte 10 km, semi-marathon, marathon, trail.

Il y a de nos jours beaucoup de moyens pour rester motiver via les applications de running, où les réseaux sociaux, ou des groupes de runners.

Appartenir à un groupe de runners est un excellent moyen pour se stimuler et aller de l’avant.

Si vous commencez à courir il faut commencer tout doucement et n’hesiter pas à vous conseiller par d’autres coureurs dans des groupes ou des clubs.

Courir c’est mettre un pied devant l’autre.Mais c’est un peu plus compliqué que ça.

Mais garder la foi car c’est un fabuleux sport.

C’est un sport ou l’on sort toujours vainqueur.

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COURIR RENDS HEUREUX

 

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Nous avons tous entendu parler de l’ivresse du coureur ou « runner’s high ». C’est la ruée des endorphines qui inondent le cerveau au cours de l’exercice intense. En pratique, c’est le sentiment de sérénité qui vous donne un sourire pendant ou après une course.

De nombreux coureurs se vantent d’avoir jamais ressenti l’ivresse. J’en ai rarement eu l’expérience , le sentiment est imprévisible, bien que le plus souvent après une course vraiment difficile ou une course très longue. Ce que beaucoup de coureurs réguliers font l’expérience, cependant, ce sont les changements d’humeur liés à l’exploitation. Courir devient essentiel pour notre bonheur, ne pas le faire et nous devenons grincheux.

Mais la science montre-t-elle vraiment que l’exécution d’une course mène au bonheur?

Définir le bonheur peut s’avérer délicat, la course permet de vous remonter le moral en 3 façons: elle réduit le stress, il vous fait vous sentir mieux dans votre peau et cela renforce vos humeurs. Je vais essayer de vous décrire les avantages physiologiques et psychologiques de simplement sortir et courir.

3 raisons:

Le Stress

Courir pour échapper au stress du quotidien? Il s’avère que, non seulement votre esprit profite de distractions, le niveau de stress de votre corps diminuent lorsque vous exécuter quelques efforts physique sur l’asphalte! Émotionnellement , on se sent mieux après. Courir déclenche une vague de changements hormonaux et les forces de votre fréquence cardiaque. Quand vous gagnez une exposition régulière à ce type de stress, votre corps devient naturellement plus facile pour manipuler d’autres types de stress: les niveaux de cortisol, qui sont liés au stress, baissent tandis que les niveaux d’endorphine augmentent. Sans exercice, même de petites choses peuvent augmenter le stress. Et le stress est fortement corrélée avec le bien-être émotionnel.

La Confiance en soi

LA course et l’exercice permettent de stimuler la confiance en soi. De nombreuses études ont montré que si le tour de taille diminue et votre endurance et votre force augmentent, l’image de soi s’améliore. Pour la plupart des gens, mieux vous vous sentez au sujet de votre corps, mieux vous vous sentez dans votre tête. Mais tout aussi important, la course établit naturellement des objectifs et des défis qui, une fois réalisés, vous emmène via un long chemin vers la stimulation de l’estime de soi.
Remplir les objectifs qui semblaient auparavant impossibles soulignent la puissance de ce que vous pouvez faire lorsque vous lui remettez votre esprit. Cela seul peut faire des merveilles pour la confiance en soi.

l’Humeur

Interconnecté avec la réduction du stress et l’augmentation de la confiance en soi, la course crée une ambiance plus positive et plus stable. Une étude a suivi un groupe de personnes qui ont été diagnostiqués avec la dépression et les a divisés en deux groupes témoins: l’un qui a été imposé un régime strict d’exercices et l’autre qui a eu des antidépresseurs traditionnels. Le groupe qui a exercé régulièrement la course a montré une amélioration supérieure de leurs symptômes par rapportà ceux qui tout simplement pris des médicaments. Les raisons de cette situation ont été confirmées par la science. Exécution d’exercices boostent votre corps et améliorent la circulation sanguine, à la fois pour d’aider la confiance en soit comme élévateur d’humeur. Une course régulière a également été prouvé comme un meilleur moyen pour trouver le sommeil, ce qui va même très loin dans la stabilisation et l’amélioration de l’humeur.

Mon expérience personnelle soutient la science. Depuis que j’ai repris le sport, la course a servi comme un médicament entièrement naturel, doublé d’un tonique physique et mental. Avant que je commence, je savais que la course était bon pour votre corps. Je connaissais les avantages de l’ivresse d’un coureur. Mais je n’avais aucune idée de l’effet que cela aurait sur mon bonheur quotidien. C’est une des nombreuses raisons pour lesquelles je ne peux désormais pas vivre sans courir.

 

POURQUOI COURIR

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S’il est parfois difficile de trouver la motivation pour aller faire un jogging, on en ressort généralement épuisé mais ravi. Comment expliquer les bienfaits de la course à pied sur notre psychisme ? Le point avec Romain Beaufort, médecin du sport et Aziz Essadek, docteur en psychologie sportive.

Courir, de la douleur au plaisir

Tous ceux qui ont déjà couru l’ont ressentie : cette sensation d’apaisement, de plénitude, après avoir parcouru quelques kilomètres. Pourtant, a priori, avant de faire du bien, courir fait mal. Douleurs musculaires, poumons qui brûlent, sensation d’être parfois au bord du malaise… Pour certains, footing rime même avec « torture ». Jusqu’au second souffle. Et au grand plaisir éprouvé. « Courir est un jeu socialement conventionné, qui implique certaines règles : trouver la motivation, dépasser la souffrance… Elles semblent contraignantes, mais c’est tout le contraire, observe Aziz Essadek, docteur en psychologie sportive. Une fois que ces codes ont été intégrés, ils ne sont plus vécus comme problématiques. »

Au contraire, les joggeurs découvrent des millions de manières de s’exprimer : ils vont pouvoir courir plus ou moins vite, seul ou à plusieurs, sur de longues ou courtes distances, avec des obstacles plus ou moins importants…

Courir pour se vider la tête ?

Prochaine séance de cinéma, préoccupations familiales, ambitions personnelles… En courant, les pensées se bousculent, ou non. « Il y a le solitaire qui va laisser son esprit divaguer, méditer, faire le point sur sa vie, pour qui la course devient un jeu du corps et de l’esprit, et celui que la monotonie de la course à pied ennuie. Pour se changer les idées, il va écouter de la musique. Enfin, il y a celui qui court en groupe, pour partager un moment amical ou social. On bavarde, mais finalement on ne pense à rien de précis », détaille Romain Beaufort. Mais attention, il ne faut pas croire pour autant que la course à pied favorise toujours la réflexion.

« Lorsque l’on démarre la course à pied, l’effort à réaliser est souvent éprouvant. La coordination entre la respiration et les mouvements est très compliquée, explique Aziz Essadek. Le coureur va donc avoir tendance à se focaliser sur la réalisation de sa performance. Pour pouvoir s’en détacher, il faut déjà avoir une certaine expérience. » La plupart des marathoniens qui, eux, peuvent courir deux heures de suite, témoignent que pendant un certain temps, la pensée poursuit son cours. Puis, enfin, le vide est possible, entraînant une sensation d’apaisement profond.

Courir pour gagner en confiance

Le running aide à développer confiance, estime de soi et sens du défi. Il renvoie à une idée de dépassement et offre une sensation de légèreté. « La plupart du temps, nous pensons que la capacité de notre corps à se mouvoir est extrêmement limitée. La course à pied va permettre de découvrir de nouvelles aptitudes que l’on ne soupçonnait pas, analyse Aziz Essadek. Il y a une forme de sublimation dans la mise en activité du corps. C’est un combat avec soi-même qui, lorsqu’il est achevé, procure une grande satisfaction. »

« Avec la course à pied, on réalise que l’on maîtrise de mieux en mieux son planning, ses envies, sa motivation », renchérit Romain Beaufort. Cependant, il est impossible d’être pleinement rassasié. C’est pour cela que de manière générale, ceux qui font du sport ne s’arrêtent jamais. L’envie d’expérimenter, d’aller plus loin, d’être épanoui est toujours présente.

Courir pour diminuer le stress

Rythme de vie effréné, fatigue, difficultés familiales et professionnelles… Notre quotidien génère des tensions et le sport peut permettre de les évacuer. « Courir permet notamment de se concentrer sur soi-même, de s’échapper intellectuellement et donc de réduire le stress », remarque Aziz Essadek. Faire un footing agit également directement sur notre métabolisme : « cette activité sollicite également la voie sérotoninergique, très impliquée dans le traitement de la dépression et permet la fameuse sécrétion d’endorphines, qui s’active en moyenne après une-demi heure d’effort », ajoute Romain Beaufort. Grâce à cette hormone du bien-être, la pratique du jogging peut apporter une aide précieuse aux personnes qui souffrent de contractures musculaires ou qui sont sujettes aux maux de tête.

Courir fait du bien au moral

Les joggeurs sont unanimes, courir détend, dynamise, donne de l’énergie pour la journée. « C’est prendre soin de soi, s’accorder du temps », continue Romain Beaufort. En cas de petit coup de blues, beaucoup vont chausser leurs baskets. « Courir permet de casser des boucles négatives : cela peut aider des personnes qui ont du mal à prendre soin d’elles, qui n’ont plus de projets, qui ont du mal à concrétiser les envies. C’est une façon de reprendre sa vie en main ». Si les premières foulées sont parfois difficiles, le coureur se prend généralement au jeu au fur et à mesure qu’il découvre les bienfaits de ce sport.

Comment bien courir

La meilleure chose à faire, pour ne pas se lasser, c’est de commencer de manière peu intensive mais régulière. « En général, on préconise des séquences de 15-20 minutes, que l’on alterne avec de la marche à pied, pour ne pas se blesser. L’idéal, c’est de le faire deux à trois fois dans la semaine, conseille le médecin du sport. C’est préférable au jogging d’une heure le dimanche, qui pourrait provoquer des lésions. »

Courir seul ou à plusieurs ?

Courir en groupe peut être un moyen de rencontrer de nouvelles personnes, d’échanger, de casser la monotonie du sport… Après, tout dépend de la personnalité et des préférences de chacun. Aziz Essadek, conseille, aux personnes qui commencent, de courir à plusieurs, pour se motiver, s’encourager mutuellement. Et pourquoi pas introduire un peu de compétition ? « Pour en tirer des bénéfices, celle-ci doit être imposée par le sujet lui-même et non pas par une personne extérieure. C’est lui qui doit fixer ses propres objectifs. Dans le cas contraire, cela deviendra contraignant et n’aura plus aucun intérêt. » La course doit rester avant tout un défi que l’on se lance à soi-même.

 

Plutôt mourir que courir

Ils regardent les coureurs du dimanche et les passionnés de course à pied avec admiration, ou terreur. Eux ne s’en cachent pas : ils détestent courir. Mais qu’ils soient pompier, professeur ou haut fonctionnaire, ils ont dû, au cours de leur vie, se résoudre à chausser leurs baskets. Témoignages phobiques. 

« On était réveillés avec le branle-bas pour une heure de footing: l’enfer »
Céline*, 35 ans, officier de la Marine

Pour Céline, la haine a commencé à l’école primaire, dans une cour de récréation. « On ne nous disait jamais à l’avance s’il y avait sport, déterre-t-elle. Du coup, quand on courait, c’était avec la tenue qu’on avait pour la journée. Je me souviens avoir fait des tours dans la cour avec mes petites chaussures et ma jupe. » Aujourd’hui, la jeune femme âgée de 35 ans, est militaire de carrière, diplômée de l’Ecole d’administration des affaires maritimes. Pour en arriver là, Céline a dû courir, bien trop souvent à son goût : la formation militaire n’épargne personne. Chaque jour, entraînement à 6h, et à jeun. « On était réveillés avec le branle-bas pour faire une heure de footing. Les filles devaient courir devant pour que tout le monde se mette à notre rythme. Comme c’était la honte si nous allions trop lentement, je courais à une allure beaucoup trop rapide pour moi. Sans compter que je ne suis pas du matin… C’était vraiment un enfer. »

Cette Bretonne, née à Landerneau, est à son aise dans l’eau. Nageuse de bon niveau, elle aime exprimer son explosivité dans les bassins. Là encore, quand elle s’est entraînée pour des compétitions, la course à pied s’est immiscée, inexorablement. « La reprise de la saison se faisait toujours avec des séances de footing, pendant un mois! peste-t-elle. Le coach disait qu’il fallait se décrasser en courant. C’était dur, violent. Je n’avais qu’une hâte: retourner dans la piscine. » Maintenant qu’elle a intégré la Marine nationale, Céline a le devoir de s’entretenir physiquement. La plupart de ses collègues tiennent la forme en enchaînant les kilomètres à pied. Certains tentent parfois de la convaincre d’enfiler ses baskets. Elle refuse presque à tous les coups ; quand elle accepte, elle le regrette. « Après deux ou trois séances, même avec des amis, j’arrête. C’est ennuyeux, on se fait vraiment mal. C’est plus fort que moi, je déteste ça ! »

« Des souvenirs de jambes dures, d’envie de vomir, de tête qui tourne »
Gabriel, 34 ans, professeur d’EPS

Gabriel passe l’essentiel de ses journées en chaussures de course. C’est confortable et, surtout, c’est l’uniforme: il est professeur d’EPS. À ses élèves de banlieue parisienne, il essaie de transmettre sa passion, lui qui touche à tous les sports depuis son plus jeune âge. « J’ai commencé le football et le karaté à 6 ans, dit-il. Je pratique le basket, le tennis, le ping-pong, le surf, je fais du ski l’hiver. J’aime un peu toutes les disciplines. » Toutes, sauf une : la course à pied, passage pourtant obligé du programme d’EPS. « Là, j’avoue que j’ai du mal, grince-t-il. Je trouve ça lassant, pas ludique du tout. » Pire : sa compagne est, elle, une fanatique de running. Inscrite dans un club depuis de nombreuses années, elle pratique la compétition en cross et sur route. Gabriel fuit tant qu’il peut la course de couple. « Il vaut mieux pas ! alerte-t-il. On a essayé une fois mais ça ne s’est pas bien passé. Elle voulait courir devant, moi aussi. On a fini par tous les deux accélérer. Je suis arrivé à la distancer au début, mais je me suis flingué les jambes et vers la fin de la sortie, elle m’est passée devant. Je crois avoir vu un petit sourire au coin de ses lèvres. »

À quand remonte cette allergie sportive ? Gabriel n’a pas de réponse, mais il soupçonne le CAPEPS, l’examen pour devenir enseignant d’EPS. « Il faut choisir une discipline athlétique, et la première année où j’ai passé le concours, j’avais pris le 800 mètres. J’ai des souvenirs de jambes dures, d’envie de vomir, de tête qui tourne après les séances spécifiques. J’ai raté le concours alors l’année suivante, j’ai pas hésité à remplacer le 800 par le lancer du disque ! » Dès qu’il peut, Gabriel fuit la région parisienne pour rejoindre Montpellier, d’où il est originaire. Là-bas, il retrouve ses potes de jeunesse, le football et son club de toujours, l’US Montagnac. « J’y joue depuis dix ans ! Le seul moment compliqué, c’est la prépa du mois d’août, quand le coach nous demande de ramener les baskets et les crampons. S’il faut courir, je m’y plie, mais je préfère encore le faire avec un ballon ! » Au collège, Gabriel a également sa technique pour ne pas trop user ses chaussures de course. « J’ai toujours les baskets aux pieds pour montrer l’exemple mais je ne suis pas obligé de courir longtemps, sourit-il. Je dois parfois montrer les exercices aux élèves mais mon rôle, c’est de les faire courir. Et à ceux qui n’aiment pas ça, je leur explique que ce n’est pas grave: le sport, ça ne se réduit pas à courir ! »

« Ok fils de pute, on va régler ça »

C’est grâce à sa doc qu’il troque les quelques minutes sur le tapis de course de sa salle de sport pour des sorties au grand air dans les rues de Manhattan, où Joe vient de déménager pour ses études d’architecture. « Les kilos superflus se sont rapidement évaporés. Un kilomètre est vite devenu cinq puis huit puis quinze par jour, à peu près cinq fois par semaine. » Courir dans la ville est aussi un excellent moyen de la découvrir. Même s’il a vécu à New-York toute sa vie… « À pied, tu vois des choses que tu ne verrais jamais en voiture ou dans le métro. » Pourtant, Joe en a vu des choses: « Dès mes 8 ans, je passais mes étés avec mon père à faire des livraisons. On allait à 2h du matin dans le Bronx charger le camion à la boulangerie de mon grand-père, on partait une heure après et on livrait partout dans Manhattan, d’Harlem au quartier financier. J’étais hyper excité, c’était l’aventure: j’ai vu des types prendre des balles, des ruelles rouges de sang. »

Pour retrouver cette sensation, Joe décide de courir en nocturne. Il tombe amoureux du vide, plus grand encore après les attentats du 11 septembre 2001. « Tout le monde avait peur, j’avais la ville rien que pour moi. Et puis courir la journée ou le matin, je trouvais ça très cliché. La nuit, tous mes muscles sont relâchés, mes sens plus alertes, j’ai l’impression de courir plus vite, d’avoir plus d’énergie. Si je vois une voiture, je fais la course avec elle jusqu’au prochain feu. Ou un cycliste. Ou j’essaye de les suivre aussi longtemps que je peux. Courir pendant 2-3 heures après avoir fait ce que j’avais à faire, ne pas avoir à supporter la chaleur du soleil, le trafic, du monde partout, c’était la liberté. » Une liberté à laquelle il ne peut goûter le reste du temps. Sans copine, sans beaucoup d’amis, Joe passe ses journées en bas de la chaine alimentaire d’un cabinet d’architecte. Chaque jour, dès 9h, il se retrouve à son bureau, corvéable à merci. « Les trois premières années de ta carrière, tu dois faire X heures pour avoir ta licence. Alors ils en profitent, te traitent comme une merde, te payent pareil. Je travaillais parfois 20h par jour. Et ils te disent qu’ils vont te récompenser avec un bonus à la fin de l’année et tu n’as rien. » Joe réalise alors que le métier de ses rêves n’est pas aussi créatif qu’il le pensait. Piégé, il va évacuer toute sa frustration dans les rues, foulée après foulée. « J’avais un job, j’avais la sécurité, mais je voulais autre chose. Je ne savais pas encore quoi, mais je savais qu’il y avait autre chose. »

« La course, c’est du temps perdu »
Vincent*, 37 ans, haut fonctionnaire du Ministère de l’intérieur

Jusqu’en 2015, le concours d’entrée de l’Ecole nationale d’administration incluait onze épreuves, dont le sport. Vincent, désormais haut fonctionnaire du Ministère de l’intérieur, doit en passer par la natation, le lancer du poids et la course de vitesse. Le jeune trentenaire prépare ces épreuves avec minutie. Pour espérer décrocher la moyenne sur 100 mètres, il s’oblige, des mois durant, à courir deux à trois fois par semaine dans la capitale. « J’habitais à l’époque en plein cœur de Paris et je courais dans des quartiers magnifiques, autour des Îles de la Cité et Saint-Louis, se souvient ce grand garçon d’1,90 mètre plus à l’aise en bibliothèque que dans un stade. Cela permettait de découvrir ces rues sous un œil nouveau, mais je n’ai jamais aimé la course à pied. Je vivais cela comme une contrainte. Et puis, il faut reconnaître que mes progrès étaient assez faibles. » Pour lui, la course à pied est d’abord un traumatisme d’enfance. « Même si je ne finissais pas dernier, j’étais en queue de peloton donc ce n’était pas très agréable », raconte celui qui est alors plus habitué des premières places et des félicitations.

De ces tours de terrain, Vincent se souvient d’une même douleur: le point de côté, que certains profs l’accusent parfois de simuler. « Le mépris des enseignants pour les élèves pas doués en sport a réussi à me dégoûter. » À tel point qu’au moment de choisir son orientation post-bac, Vincent décidera de candidater uniquement aux instituts d’études politiques où le sport n’est pas obligatoire. « Après avoir subi les cours d’EPS au lycée, il n’était plus question d’en faire à Sciences Po. Pour moi, la course, c’est du temps perdu. » L’épreuve de course de vitesse de l’ENA a finalement lieu un jour de novembre, à l’INSEP. C’est la première fois que Vincent foule le tartan d’une piste d’athlétisme. Après ces mois d’entraînement, il donne tout ce qu’il a, sous les yeux des inspecteurs de la jeunesse et des sports « tout heureux de pouvoir se payer la tête de futurs énarques ». Son temps sur la ligne droite ? Vincent ne s’en souvient guère. Probablement plus de 18 secondes : « Au final, j’ai eu zéro à l’épreuve, donc tout cela n’a servi à rien ! Il y a deux ans, le sport a disparu du concours… » Depuis, il a remis sa paire de baskets au placard. L’envie de la chausser a irréparablement disparu.

« Paris m’a dégoûté de la course à pied »
Cyril, 25 ans, sapeur-pompier à Paris 

Leur maillot bleu, leur short rouge et leur corps musclé font partie du paysage des rues parisiennes. Chaque jour, ou presque, les sapeurs-pompiers de Paris peaufinent leur condition physique en groupe et à allure rapide. « Il faut courir, peu importe la température et la météo. Souvent, c’est tôt le matin, sans petit-déj et avec une bonne nuit blanche dans les jambes. » Depuis sa caserne, où retentissent sans cesse les alarmes, Cyril grimace. Il déteste la course à pied. Le jeune homme, originaire de Cahors, avait toujours rêvé d’intégrer la prestigieuse brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Pour cela, il a dû en passer par le feu. D’abord, au concours d’entrée, le « test VMA Luc Léger » : enchaîner les tours de piste en augmentant sa vitesse d’1 km/h toutes les deux minutes, jusqu’à ne plus pouvoir respirer. « Il faut réussir à atteindre le douzième palier, explique Cyril. Ce n’est pas impossible, il faut courir autour de 13 km/h je crois. » Ensuite, une fois le concours en poche, tous les militaires, du plus bas au plus haut gradé, doivent se coltiner chaque année le « Test Cooper » : douze minutes au chrono, le plus vite possible. « Pour le valider, ils nous demandent de faire 2 600 mètres, poursuit le pompier. Avec 3 000 mètres, on sait qu’on est tranquille et avec 3 300 mètres on a 20/20. Moi je vise toujours le 3 000 mètres, ça me suffit largement pour me claquer les jambes. » Cyril n’a pourtant pas toujours rechigné à l’effort. Plus jeune, il a même participé à quelques compétitions. « J’étais dans un club, je faisais les cross dans la région. Je n’en ai pas un mauvais souvenir. À vrai dire, le dégoût de la course à pied m’est venu ici, à Paris. Peut-être parce que je le fais par obligation, et aussi parce que la course est un sport très traumatisant. J’ai eu pas mal de blessures à essorer et quand on est pompier, on n’attend pas trop la parfaite guérison. » En poste depuis maintenant cinq ans, Cyril préfère aujourd’hui se maintenir en forme sur un vélo qu’en cognant le bitume, et mise sur l’ancienneté pour échapper aux sorties matinales. « Au boulot, désormais, je peux sauter des sorties. Disons qu’il y en a des plus obligatoires que d’autres, et je peux choisir. Je suis en bonne condition physique, je passe le test annuel, et je suis content comme ça. Mais la course à pied comme loisir, c’est fini ! »

Auteur : Luca Endrizzi et Sylvie Marchal
Illustrations Hector de La Vallée

Éloge de l’âge mûr

Récit

Comme les bourgeons au printemps, les seniors pullulent sur les épreuves d’endurance. Cette omniprésence est due à une subtile combinaison entre expérience et résilience.

Le sport est recommandé à tout âge, et il l’est presque davantage passé la cinquantaine. Notamment pour des raisons… de beauté. « On voit beaucoup de coureurs à pied qui ont pour objectif le bien-être physique et esthétique, décrypte Michel Salom, chef de service en gériatrie à l’institut Léopold Bellan et président du syndicat de gérontologie clinique. Avec l’âge le corps se transforme, à l’intérieur autant qu’à l’extérieur. Vouloir conserver une belle enveloppe, si ça permet aux gens de faire du sport, tant mieux ».

Beaucoup de ces seniors sont en fait des coureurs à pied tardifs, n’ayant pas ou peu pratiqué lors de leur vie active, ou en tout cas avant 50 ans. A l’instar de Michel Salom, 63 ans et aujourd’hui coureur régulier et performant, et qui était plutôt rugby avant d’atteindre son bel âge. « Mais bien sûr qu’on peut débuter le sport à cinquante ans ! s’exclame le médecin. Les sports individuels sont certainement plus ennuyeux mais c’est ce qui convient le mieux avec ses nouvelles capacités ».

Expérience et fibres longues : les privilèges de l’âge mûr

Avec l’âge, les sports de contact sont délaissés au profit de sports plus tranquilles, moins traumatisants au niveau des articulations et des muscles. En langage spécialisé, cela donne : « L’âge entraîne des modifications physiques, il y a une modification de la capacité du cœur à l’effort et une diminution de la capacité ventilatoire, soutient le gériatre. Les muscles changent également. Les fibres musculaires rapides – liées à la contraction rapide des muscles pour des efforts comme des sauts ou de brusques accélérations – baissent. Et les fibres longues – chargées de l’apport du muscle en oxygène avec une grande capacité de résistance à l’effort – progressent. Passés cinquante ans, on s’oriente alors vers des sports d’endurance comme la natation, le vélo ou la course à pied. »

« Faire les gros bras, ça tue »

Après 35 ans, la masse musculaire diminue. La science estime que la force maximum d’un individu est atteinte entre 20 et 30 ans. À 50, elle a diminué de 10 à 20%. Pour contrebalancer l’irrémédiable perte de muscle, de force pure, les vieux ont d’autres avantages : le temps, la précision dans l’entraînement ; autrement dit l’expérience. Une étude menée par le British journal of sport medicine (2004) sur les coureurs du marathon de New York entre 1983 et 1999 a montré que les marathoniens de 50 ans et plus ont davantage amélioré leur temps que les plus jeunes. Dans le cas des courses d’endurance, la maturité profite à la performance.

Ainsi, l’âge moyen d’un participant à une course d’endurance en France dépasse les 40 ans (41 ans pour le marathon de Paris en 2015 – 42 ans pour l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en 2015). Et il est bien inférieur pour des distances comme le 5 000 ou le 10 000 mètres. « C’est lié aussi à une meilleure gestion de son corps, poursuit le médecin. Après un certain âge, on ne pratique plus le sport comme une compétition mais il faut rechercher le plaisir dans ce qu’on fait. Cela amène aussi les pratiquants âgés à se concentrer sur des distances comme le semi-marathon, où on gère l’effort. On n’y va pas à fond comme des bœufs. Evidemment, on ne boxe pas dans la même catégorie à 60 ans qu’à 20 ; Faire les gros bras, c’est une connerie et ça tue ! ».

Par : Jean-Romain Blanc

Je rêve de courir, est-ce grave docteur ?

Que l’on court ou non dans la vraie vie, la course à pied est on ne peut plus présente dans le domaine onirique, que ce soit pour fuir ou voyager.

Nostradamus, Freud, Elizabeth Teissier… La liste des grands penseurs, astrologues de génie, psychologues pionniers ou reine des horoscopes, qui se sont penché sur l’interprétation des rêves tient de la litanie. Tous ces gens, aussi illustres, aussi fins, aussi grands connaisseurs du dédale du psychisme humain soient-ils, ont été confrontés à un rêve particulièrement commun et qui ne lasse pas d’être commenté : le rêve de courir.

« Courir, c’est avancer vite dans la vie, jouir de la fonction de nos membres et du mouvement de notre corps. C’est être inscrit dans la réalité matérielle et dans le mouvement de la vie. Courir symbolise donc une capacité à se déplacer avec célérité et efficacité ». Ainsi l’explique Tristan-Frédéric Moir dans son Nouveau dictionnaire des rêves. Courir recèle tout un tas de raisons psychologiques qui sont très largement positives : ce peut être aussi bien une reconquête de l’espace par le corps qu’une façon de s’oublier dans l’effort physique, et donc de favoriser la méditation. Mais, dans les rêves, les choses se passent rarement de manière idéale.

Rêver, faire le bandit, avoir le délire

En plus du contenu du rêve, l’étymologie du mot demeure largement incertaine. Ce qu’on sait, c’est que le mot français a donné l’anglais to rove (=vagabonder, faire le bandit) et to rave(=avoir le délire). De quoi expliquer que nos rêves soient particulièrement curieux, comme celui de Lucas, 17 ans. « Ça m’arrive souvent de courir dans mes rêves, enfin j’essaie. Sans que je sois poursuivi, je ressens le besoin de courir, et je n’y arrive pas, j’avance à deux kilomètres par heure. Comme si j’étais dans le sable, ou pire ».

Ne pas réussir à courir dans ses songes est un grand classique, que Tristan Moir interprète ainsi : « L’inflexion du désir de courir se heurte à une impossibilité. Nos jambes refusent alors de nous porter. La sensation est extrêmement pénible et nous ressentons une impression d’impuissance au réveil. C’est un rêve d’angoisse type. Les causes peuvent en être multiples. Soit nous n’arrivons pas à avancer dans la vie ou à échapper à une réalité trop difficile, soit nous nous sentons impuissants face aux événements qui vont trop vite pour nous, soit nous sommes en perte d’énergie et incapables de nous diriger correctement. »

L’interprétation psychanalytique du rêve ne dit pas tout, puisque le principe même d’un rêve est d’être fantasmé. Ainsi, Montaigne a insisté sur le fait qu’un rêve pouvait combattre à la place du corps, lui permettant de se reposer pendant ces efforts qui sont une chimère. En course à pied, cela revient à dire que Kenenisa Bekele peut toujours rêver qu’il pédale dans la semoule, dans la réalité, il reste un athlète d’exception.

Gris, c’est gris

A l’inverse, quand la sensation de la réalité nous imprègne, il est possible de courir très vite, très loin pour découvrir de nouveaux horizons, permettant à Marek Halter de placer ce bon mot : « Certes, un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage »« Il m’arrive de rêver que je me déplace très très rapidement, presque comme si je volais, témoigne Benoît. C’est particulièrement grisant ». D’autant plus grisant que l’explication de Tristan Moir est très favorable : « C’est le signe que nous pouvons contrôler les événements et que nous échappons à l’angoisse. Cela peut impliquer une soudaine réussite sur un plan personnel ou professionnel ».

Pris en général, les rêves de courir sont largement favorables au dormeur : impression de liberté, de jouir de l’espace libéré des contraintes physiques. Mais, en particulier, c’est un songe bien souvent accolé à une frustration, celle de courir au ralenti, de vulgairement pédaler dans la semoule. En fonction de l’allure adoptée pendant le rêve, des obstacles qui s’y rencontrent ou des personnes rencontrées, le rêve de courir accepte plusieurs interprétations bien distinctes. Néanmoins, il est quasiment certain que le running peut être une solution à ces rêves. Enfin, ça ne peut sûrement pas faire de mal…

Par : Gabriel Cnudde

Est-ce que courir le matin réduit l’exposition à la pollution ?

Récit

Est-ce que courir le matin réduit l’exposition à la pollution ?

Si courir aux aurores permet de profiter d’une ville presque vide, évitant ainsi de slalomer entre les piétons, c’est aussi une bonne manière de préserver ses bronches du pic de pollution matinal.

Selon Charlotte Songeur, ingénieur chez Airparif, l’institution de contrôle de l’air parisien, les coureurs sont particulièrement exposés à la pollution de l’air, notamment aux abords du trafic routier. « C’est une forte source pour les deux principales problématiques de pollution, le dioxyde d’azote et les particules fines. En s’éloignant des grands axes, on diminue les risques. » Ces risques concernent principalement les personnes sensibles, les asthmatiques, les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants, pour qui toute activité sportive est d’ailleurs proscrite quand un pic de pollution pointe le bout de son nez.

L’équation ne se pose tout à fait en ces termes pour les sportifs. « On ne conseille pas aux sportifs citadins d’arrêter toute activité sportive pendant ces pics, parce que les bénéfices du sport sur le métabolisme restent plus importants que les aspects nocifs de la pollution. Par contre on incite à limiter l’intensité de l’effort : éviter le fractionné ou une distance type marathon les jours pollués » nuance Charlotte Songeur. Elle précise quand même qu’il y a aussi « une pollution chronique pour les citadins qui courent plusieurs fois par semaine, qui peut notamment provoquer des maladies cardio-vasculaires ».

3h du matin, l’heure des vrais

A défaut de pouvoir trop s’éloigner géographiquement des grands axes routiers en ville, est-il au moins possible d’éviter le pic de pollution en courant hors des heures de pointe ? « Ca dépend des villes et de la météo, mais les heures de la journée ont un impact très fort »tranche l’experte : « Pour prendre l’exemple de Paris, l’idéal en terme de qualité de l’air est vers 3/4h du matin, la pollution de la fin de journée est retombée et celle du matin pas encore installée. Mais en y allant avant 7h, on est presque sur de précéder le pic de pollution de l’heure de pointe qui est entre 7h et 9h à Paris ». Le climat et le vent rentrent aussi en ligne de compte, notamment dans la dispersion des particules fines. « Une masse d’air basse va conserver les émissions près du sol au niveau des piétons et freiner la dispersion, alors qu’une masse d’air haute favorise une dispersion plus rapide de ces particules » explique l’ingénieur d’Airparif. « Selon d’où vient le vent, il est aussi plus ou moins chargé » précise-t-elle.

Un run aux aurores est donc clairement moins exposé qu’une course du midi ou du soir. Et en cas de doute, les organismes chargés de surveiller la qualité de l’air se mettent au diapason des usages et notamment de la place qu’ont pris les smartphones dans la vie des coureurs. Airparif a développé une application (Airparif initer’air) qui, en plus des notifications sur les alertes pollution, permet aussi d’évaluer en temps réel la pollution de manière très précise, notamment de comparer l’exposition d’itinéraires. Soit un outil très utile pour avoir un œil sur l’air et choisir l’horaire ou l’itinéraire de sa prochaine sortie.