Comment survivre à l’hiver

Vous ne pouvez pas y échapper, l’hiver est bel et bien arrivé près de chez vous. Vous en aviez oublié la douce saveur et votre mental est sur le point de vaciller. Suivez le guide.

L’envie d’avoir envie

Courir pour rien, quelle idée ? Si l’été, le soleil et les papillons qui volent suffisent à votre bonheur, l’entraînement hivernal est plutôt placé sous le signe de la déprime. Si le motif d’entretenir votre poids de forme ne suffit pas, fixez-vous des objectifs. Préparez une petite corrida ou un cross dans votre région et profitez des sorties en groupe pour vous pousser à courir. Tout le travail effectué sera d’autant plus bénéfique pour vos objectifs printaniers.

Equipez-vous intelligemment

« On ne sait plus comment s’habiller ma bonne dame ! » Avec le réchauffement climatique, les températures jouent le yoyo. Que faire ? Soyez préventif et adaptez votre tenue en fonction de la météo. Sortez tout l’attirail de gants, bonnets, vestes, collants et autre sous-couches respirantes pour trouver le combo parfait et courir sans avoir trop chaud ni trop froid. Quand la nuit arrive, n’oubliez pas d’être équipé pour être bien visible de tous. (voir article nuit).

Faites chauffer le moteur

Comme votre vieille R5 d’étudiant, le démarrage du footing hivernal est bien souvent laborieux. Faire le premier pas, c’est l’instant critique où vos jambes tétanisées vous inviteront encore à rebrousser chemin. Lancez-vous à petites foulées et échauffez-vous au moins 20 à 25 minutes en amont de vos séances. Négliger cet aspect, c’est risquer le claquage. Et à moins que vous soyez en Sibérie, vous n’aurez plus froid une fois la machine lancée.

Anticipez la météo

« Ok Google, quel temps fait-il aujourd’hui ? » Qu’on se le dise, l’hiver est peu propice à l’improvisation. Avant de partir, apprenez à lire la météo, à vous couvrir moins s’il fait quelques degrés de plus, à modifier votre parcours si le sol est humide ou à repousser votre séance si une tempête de neige s’abat près de chez vous. Promis, on ne vous en voudra pas.

Changez vos parcours

L’hiver, c’est le froid, la nuit, la pluie, le vent, le brouillard, les plaques de verglas, la bouillasse … un inventaire peu réjouissant, certes. Pour éviter de finir avec une jambe en moins, trouvez des alternatives à vos parcours habituels : des circuits plus courts offrant une meilleure visibilité et des terrains stables où vos appuis ne seront pas mis en échec. Adaptez votre foulée si nécessaire.

Pensez à l’après course

On apprécie jamais autant d’être chez soi que l’hiver. Gardez vos sens en éveil et pensez à ce qui vous attend en rentrant de l’entraînement… chocolat chaud au coin du feu, thé (ou infusion détox healthy aux 3 gingembres du Pérou), douche chaude et soirée séries sous un plaid. Un programme mérité… après avoir couru bien entendu.

Transpirez à la maison

Quand la météo a eu raison de vous, rien de tel que de s’installer chez soi pour une petite séance au chaud. Si vous arracher au canapé est un supplice, tentez de vous imposer une petite routine hebdomadaire avec du renforcement musculaire, une séance d’étirements ou de home-trainer. Si c’est trop vous demander, tentez l’abonnement à la salle de sport pour suer entre amis.

Courez plus pour manger plus

Raclette et vin chaud à volonté ! Pour profiter sans complexe de l’orgie des fêtes, dépensez-vous pour mieux déculpabiliser. De plus, l’organisme est soumis à des dépenses énergétiques plus importantes quand il fait froid. Que rêver de mieux ? Pensez aussi à bien boire (et pas que du champagne) car le froid accélère la déshydratation et votre corps en a autant besoin qu’en été.

Partez dans les Caraïbes

Vous avez tout essayé, mais c’est foutu, vous n’y arriverez jamais. Vous avez donc revendu tous vos cadeaux de noël et décidé de plier bagages pour un stage au soleil. Vous y croiserez peut-être les nombreux athlètes de haut niveau qui fuient le froid pour la chaleur des destinations lointaines : Portugal, Maroc, Kenya, Afrique du Sud… on part quand ?