Les marathons les plus originaux

Le marathon, ce n’est pas seulement 42 kilomètres sur du bitume, ça peut être bien plus que ça. Sous l’eau, dans l’espace, avec un âne, sur un tapis de course… Si vous voulez faire dans l’original, ne cherchez plus.

Le marathon en salle

Sûrement l’épreuve qui fait le plus ressembler un coureur à un hamster dans une roue. Elle se déroule à New York, sur une piste de 200 mètres, en indoor. Soit le total infernal de 211 tours de piste. Chaque année, quelques coureurs (sept téméraires seulement en 2018) s’élancent avec un seul objectif en tête, battre le record du monde. Plusieurs milliers d’euros sont attribués en cas de nouvelle meilleure marque. Chez les femmes, le record est détenu par Lindsey Scherf en 2 h 40 min 55s. Chez les hommes, Malcolm Richards est le hamster le plus rapide avec un record en 2 h 19 min 01s. Monotone.

Le marathon sur tapis de course

Une femme, qui ne dévoile pas son identité, s’est astreinte à cette tâche immensément barbante après que le marathon auquel elle projetait de participer ait été repoussé à cause de la météo. Pour elle, pas moyen d’y couper, son entraînement prévoit un pic de forme aujourd’hui, on ne repousse pas. Alors elle va à la salle et court son marathon sur un tapis. Ainsi est née cette épreuve très particulière. Depuis, des événements épars sont organisés, souvent pour lever des fonds, mais pas encore de course officielle. Et c’est tant mieux.

Le marathon de l’homme face au cheval

On a souvent considéré que l’être humain avait une capacité d’endurance supérieure à celle des animaux, lointain relief de notre passé de chasseurs. C’est ce qu’ont voulu prouver deux types, vraisemblablement ronds comme des queues de pelle, dans un pub du fin fond du pays de Galles. Ainsi est née l’idée du marathon de l’homme contre le cheval, en 1980. Lors des 24 premières éditions, c’est un cheval qui a remporté le débat, avant qu’un homme, Huw Lobb, ne batte les canassons. A noter que les deux seules victoires humaines ont coïncidé avec une température élevée. L’épreuve a lieu tous les ans, en juin, dans la charmante ville galloise de Llanwrtyd Wells.

Le marathon de l’Everest

Ce marathon est particulier pour son lieu prestigieux, la montagne la plus haute du monde, mais aussi parce qu’arriver sur la ligne de départ se mérite. Il faut une quinzaine de jours de randonnée et d’escalade pour prendre le départ. La suite ? Des ponts suspendus, de la glace, des falaises vertigineuses…

Le marathon de Corée du Nord

Un moyen simple et efficace de se promener dans la capitale du pays du matin calme. Le marathon de Pyongyang est ouvert aux étrangers depuis une trentaine d’années, dans une ambiance très particulière. Pas de fanfare, pas d’applaudissements, pas de bruit du tout, en fait. La liste des interdictions (pas de marques visibles, pas de baladeurs mp3, interdiction d’afficher son drapeau national…) et l’architecture soviétique font partie des spécificités du parcours. L’ambiance aussi, les Nord-Coréens sont fermés, compétitifs, pas le genre à tendre la main à un concurrent au sol.

Marathon avec une poussette

Ce marathon peut se pratiquer lors d’une course classique. Il suffit d’un équipement un peu particulier, une poussette et un bambin dedans. Pas fous, les fabricants de poussettes ont déjà étudié le marché, et des poussettes pour runners ont fait leur apparition. Quoi qu’il en soit, le record appartient à Calum Neff, accompagné de sa fille Allessandra, qui a terminé le marathon de Toronto en 2 heures et 31 minutes.

4 paws marathon

Ce marathon a lieu à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Comme son nom l’indique, on est accompagné au long de la course par son animal à quatre pattes, le fidèle ami de l’homme : son chien ! Rien n’est précisé sur l’équipement du chien, qui, comme le Saint-Bernard, peut avoir un récipient de gnôle pour sauver son maître en cas de détresse.

Le marathon dans l’espace

Des astronautes se sont essayés à l’effort. C’est le cas du Britannique Timothy Peake, qui a participé au marathon de Londres de 2016. Le bonhomme est accroché à un tapis de course avec des sangles sur un tapis de course à cause de l’apesanteur. Grâce à un écran, Peake a l’impression de courir aux côtés des autres participants.

Marathon Burro Race

Burro veut dire âne en espagnol. A partir de là, on comprend mieux le projet. Le but, c’est de parcourir une longue distance (entre 20 et 47 kilomètres) sur des vieilles pistes du Colorado, avec un âne pour tout compagnon. On le harnache de 15 kilogrammes d’outils de minage (pics, pelles…) et on doit le mener jusqu’à l’arrivée. Les courses d’aujourd’hui sont de lointaines résurgences des courses d’ânes organisées par les mineurs lors de la ruée vers l’or, au milieu du XIXe siècle.

Underwater marathon

Encore une fois, ce n’est pas exactement une course. Il s’agit plutôt d’un challenge relevé par des esprits audacieux. En 2003, un Ecossais nommé Lloyd Scott devient le premier homme à parcourir un marathon sous l’eau. Il ne l’a pas fait dans n’importe quelle condition : il portait un scaphandre semi-antique, et sa performance a lieu dans le fameux Loch Ness. Comme Rome, il n’a pas fait sa performance en un jour. Il lui en a fallu douze, à raison de quatre heures quotidiennes, dans les eaux du Loch Ness (3 degrés), dans une visibilité quasi-nulle, pour compléter son marathon. Et non, il n’a pas croisé le monstre.

Par : Jean-Romain Blanc

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